Imagine ère

13 septembre 2013

Chapitre 5 – 3ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,VAMPIRES — carrelapresad @ 12 h 16 min

            -Oh, c’est vrai, je manque à tous mes devoirs, je ne me suis pas présentée… Je suis la déesse Isis, protectrice des mères et des enfants, mais je suis connue sous d’autres noms, dans d’autres régions… Tu me connais peut-être sous le nom de Lilith. » Son visage de porcelaine s’illumina d’un sourire.

            « Oui. » Elizabeth fit un signe de la tête. Elle commençait à paniquer.

            « N’ai pas peur, Elizabeth. Je t’ai fait venir pour te donner le secret de la vie. Je veux partager mes pouvoirs avec toi.

            -Pourquoi ?

            -Parce que tu m’as appelé. Parce que je t’ai choisi et que tu veux ce que je peux t’offrir et que je ne peux moi-même avoir. »

            Elizabeth ne comprenait pas. Isis le vit bien et celle-ci ajouté :

            « Un bébé. Non des BEBES !

            -Qu’est-ce que vous entendez par des bébés ? » Elizabeth était de plus en plus inquiète.

            -Tu veux un enfant, sinon tu ne m’aurais pas appelée ! Je peux te donner ce que tu veux.

            -Appeler ? (Lilith sourit.) Et vous, qu’est-ce que vous voulez ? » Elizabeth savait bien que l’on avait jamais rien sans rien.

            « Hé bien, en contrepartie, je veux que tu deviennes mon amie, mon alliée… Et la marraine de l’enfant.

            -Que me cachez-vous ?

            -Rien. » L’Egyptienne avança avec la grâce d’un félin.

            « Que m’offrez-vous, alors ? A part un bébé !

            -Le privilège de devenir une déesse. Tu porteras les enfants des Dieux et tu entreras dans leur ordre cosmique.

            -Une déesse ! Rien que ça ! Et pas de pacte, de petites lignes à lire sous peine de tomber de haut… » Elizabeth retint sa respiration, elle n’était pas très fière et redoutait la colère d’Isis si elle refusait.

            -Non… (Elle riait.) Rien de tout c’la. Juste un nom pour toi : KALI ! Symbole de la fécondité, de la vie et de la renaissance.

            -De la renaissance ? Qu’est-ce que cela veut dire…

            -Ah, oublie les titres pompeux, ils ne veulent rien dire. Et accepte. Viens et je te ferais détentrice du secret de la vie. »

            Elizabeth avança, à pas lents, vers la main tendue. Elle s’arrêta brusquement et demanda :

            « Pourquoi avez-vous besoin de moi ?

            -Je te l’ai dit, je ne peux pas être mère. Mais j’ai le pouvoir de donner la vie à travers toi. J’ai entendu tes pleurs, ta supplique… Tout ton être hurle cette douleur silencieuse, mais bien présente. Je la connais également. Et je ne veux plus que tu en souffres. Je veux t’aider, j’en ai le pouvoir et le devoir. Rappelles-toi, tu m’as demandé mon secours.

            -Faux. Je ne vous ai rien demandé !

            -Si, détrompes-toi ! (Elle commençait à perdre patience. Ses épaules se raidirent, un frisson de rage parcourut sa nuque. Elle ravala sa haine et sourit.)

            -Pas à vous.

            -Que tu m’appelles Isis, Lilith ou Alma Mater, ou même Déméter, je suis la seule et l’unique déesse de la gestation et de la fertilité, de la vie et de la naissance.

            -Si vous êtes la Gardienne de la vie, comme vous dîtes, vous êtes aussi la Gardienne de la Mort !

            -Il faut bien que la boucle soit bouclée. C’est exact. Mais cela ne veut rien dire. Ça ne fait pas de moi un démon que je sache ! » Et elle se mit à rire, un rire d’enfant, presque innocent. Trop peut-être. « L’un ne va pas sans l’autre. Certes, je conduis les Hommes sur le chemin qui les mène de la vie à la mort, mais cela me rend-t-il cruelle ?… Je veille simplement à ce que leur voyage se déroule bien. Et comme je te l’ai dit, la mort ne va pas sans la vie. C’est ainsi… Alors ? Que décides-tu ?

            Elizabeth hésita longuement. Mais elle pensa au bonheur d’être mère, de sentir un petit être grandir en elle, de savoir qu’il aurait besoin d’elle.

Elle regarda la déesse dans les yeux, pour y voir la vérité. Elle ne put y découvrir que des prunelles noires, brillantes de leur lueur enfantine. Des yeux d’enfant ne pouvaient pas mentir.

            « Oui, j’accepte. »

6 septembre 2013

Chapitre 5 – 2ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,VAMPIRES — carrelapresad @ 14 h 45 min

 Chapitre 5 - 2ème partie dans R.J. Carré-Lapresad vampire-story-6-la-reine-des-damnes-2002m66583-300x189

            Elle marchait. Mais où était-elle ?

            Elle reconnut les hiéroglyphes, les bas-reliefs, les statues et sût qu’elle était en Egypte.

La pièce était spacieuse et il flottait dans l’air un doux mélange d’ambre sucré et de fleurs : des bouquets de lotus parfumés, disséminés un peu partout, embaumaient la salle. Les murs hauts, aux pierres de couleur ocre, rendaient l’atmosphère apaisante. Elizabeth respira le doux parfum qui se dégageait des fleurs, et se sentit comme libérée d’un lourd fardeau. Envoûtée.

Elle avançait maintenant vers un long couloir orné de statues délicatement travaillées. Leurs lourdes perruques de pierre retombaient sur leur poitrine, elles étaient parées de diadème surmonté de uraei portant les couronnes de la Haute et Basse-Egypte. Les hommes dans leur pagne, étaient l’incarnation de la beauté parfaite et leur visage, presque androgyne, étaient fiers et beaux. Ils regardaient, de leurs yeux ourlés de noir, passer Elizabeth, avec dédain.

            Au bout du couloir, se trouvait une cour péristyle. Les colonnes qui l’entouraient, étaient décorées de bas-reliefs représentant des paysans, dans le quotidien de leur vie.

            Il faisait nuit noire mais les nombreuses torches fournissaient la lumière nécessaire à la poursuite de cette visite.

            Elizabeth ne remarqua pas que la nuit était douce, sans étoiles. Un rideau de nuages s’étendait sur la clarté. La Lune, ce soir-là, s’était fardée et sa sombre lumière suivait les pas d’Elizabeth telle son ombre.

            La jeune femme pénétra dans une salle, puis dans une autre plus petite et dans une autre encore au plafond plus bas ; elle se croyait dans des boites gigognes. Et plus elle avançait, plus elle se sentait oppressée, comme emprisonnée. Etait-ce la taille des pièces qui allaient en décroissant, qui la rendait mal à l’aise ? ou l’odeur de l’encens semblant couvrir autre chose de plus âcre ?

            « Cet endroit me rend malade. Vivement que je sorte de ce temple.

            -En fait, c’est un sanctuaire. »

            Elizabeth se retourna en sursautant. Elle s’était crue seule, parcourant silencieusement ces couloirs. Pourtant, devant elle, se tenait à présent une femme.

La jeune femme s’était figée. Elle ne pouvait plus articuler un seul mot. Ses yeux étaient fixés sur cette femme d’une grande beauté.

            « Oh, je t’ai fait peur, ce n’était pas mon intention. » Sa voix était mélodieuse, glissant dans le creux de l’oreille de la jeune femme. Elle fit un geste d’apaisement puis avança en ondulant vers Elizabeth. Sa silhouette était gracieuse, son teint blanc et ses yeux noirs. Ses cheveux, tout aussi noir, entouraient un visage délicat et tombaient sur des épaules nues. On devinait des formes voluptueuses sous une robe de lin blanc, mais malgré une poitrine pleine, la taille était fine et les hanches bien dessinées.

            « Où… où suis-je ?

            -Tu es dans mon sanctuaire, Elizabeth, sur l’île Philae, en Haute-Egypte.

            -Qui êtes-vous ?

Chapitre 5

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS — carrelapresad @ 14 h 43 min

            J’étais rentrée et avais été surprise de ne trouver personne dans l’appartement. Je pris quelques chips – pour calmer mon estomac – et enfournai une pizza, dont je laisserai une moitié pour Pauline, et lavai la salade que je destinais en accompagnement.

J’emportai le tout et m’installai devant l’ordinateur.

            J’avais quelques retouches à faire sur les clichés qui devaient illustrer certains articles du lendemain. Puis, je ne pus m’empêcher d’aller sur internet et consulter ma page Facebook.

Ce qui fut d’une réelle stupidité !

            Je venais de gâcher une journée qui s’était déroulée, somme toute, relativement bien !

            Je me mis à râler contre le PC… qui m’observa, placide.

            « Cette garce ! »

            On claqua la porte. Je me retournai : c’était Pauline qui venait de rentrer.

            « Merci pour l’accueil.

            -Non, ne le prends pas pour toi… Mais cette petite grue… » Je claquai le capot de mon ordinateur portable, sous le coup de la colère, et me levai. « Cette… » Je ravalai le gros mot qui montait dans ma gorge. « Elodie ! Elle a réussi à lui mettre le grappin d’ssus !

            -Tu t’attendais à quoi, ma belle.

            -Je sais… Si on sortait ?

            -Oorgh ! Tu crois ? Regarde l’heure… Je sais pas, j’ai la flemme.

            -Allez ! T’étais la première à me dire que je devais passer à autre chose !

            -Bon… Il est 21h00. Ça me laisse trois heures pour manger un bout, prendre une douche et reposer mes pieds.

            -Et ta journée…

            -Epuisante… Mais intéressante. Travailler avec du matériel de pro, c’est autre chose. »

            Elle me raconta les performances des maquilleuses qui arrivaient à transformer des filles toutes simples en super canons ! La mise en lumière, les retouches informatiques… Elle se disait qu’un cliché d’elle, arrangé par ces professionnels, et les hommes seraient à ses pieds, telle une déesse adulée ! 

5 septembre 2013

Conjuring – Les Dossiers Warren

Classé sous FANTÔMES,SORCIERES — carrelapresad @ 11 h 51 min

Conjuring - Les Dossiers Warren  dans FANTÔMES 3221453-the_conjuring_movie-wide-300x187   Le flippe !!! J’étais accrochée aux accoudoirs de mon siège… the-conjuring-movie-review-2013-300x142 dans SORCIERES

Chapitre 4 – 4ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,VAMPIRES — carrelapresad @ 10 h 13 min

               Elizabeth dormit très mal cette nuit-là.

            Elle revoyait, dès qu’elle fermait les yeux, cette Lune noire. Elle s’agitait, réfléchissait, s’obstinant, même dans son sommeil, à trouver une réponse. Car cette éclipse portait un message. Cette Lune noire signifiait la mort dans l’esprit d’Elizabeth…

            Elle le voyait avaler la lumière, obscurcir le ciel et étendre sa noirceur sur la vie. Elle se voyait engloutie par cette obscurité. Et mourir.

            Elizabeth suffoqua.

            Dans la pièce, les ombres s’allongeaient, la nuit gagnait sur la clarté, diffusant sur les meubles ses vibrations néfastes. Rétrécissant la pièce. La rendant oppressante.

            Puis, progressivement, Elizabeth se calma. Respira lentement.

            Mais dans son rêve, la Lune Noire la surplombait.

            Un miaulement… Elizabeth sursauta.

       Non, pas un miaulement… Mais… Son cœur se comprima dans sa poitrine.

            Un cri d’enfant !

3 septembre 2013

Statistiques !!!

Classé sous R.J. Carré-Lapresad — carrelapresad @ 12 h 25 min

Nous sommes 24 sur le blog.

Ferez-vous mieux que le 20 août ??? Vous avez été nombreux : 200 vues rien qu’en une journée. 

Statistiques !!!  dans R.J. Carré-Lapresad 1ee009f8413c206e7fb84a1936d887108e3fa-300x222

Statistiques !!!

Classé sous FANTÔMES,R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,SORCIERES,VAMPIRES — carrelapresad @ 12 h 22 min

Depuis un mois, vous êtes nombreux sur mon blog !!!

J’en suis ravie… 

A l’heure actuelle, nous sommes 19 visiteurs !!! Et 2755 vues !!!

Si je pouvais voler, je serais sur un nuage… 

N’hésitez pas à me laisser un commentaire. 

Néanmoins, je vous remercie de revenir pour suivre les aventures de Céleste et Declan. 

Statistiques !!!  dans FANTÔMES coeur-explosion-wallpaper-1920x1200-300x187

Chapitre 4 – 3ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,VAMPIRES — carrelapresad @ 12 h 12 min

Les XXX, c’est parce que je réfléchis à un nom de famille…

Si vous avez des suggestions… A vos claviers !

Chapitre 4 - 3ème partie dans R.J. Carré-Lapresad journaux

Elizabeth était fière de son article, cela faisait quatre ans qu’elle était pigiste et ne s’était occupée depuis lors, que de mise en page, corrections rapides et de petits articles. XXX lui avait confié un petit glossaire, en introduction aux petites nouvelles fantastiques qu’il avait écrites, espérant fidéliser une certaine clientèle durant les vacances d’été. Elle était fière ! mais ce fut avec un peu de stress qu’elle le déposa sur le bureau du rédacteur en chef. Elle regarda avec appréhension XXX entrer dans la petite pièce, après avoir accompagnée la stagiaire dans les locaux pour les présentations. Quand elle vit la porte s’ouvrir, elle baissa la tête instinctivement. A l’appel de son prénom, son cœur s’emballa comme une collégienne convoquée chez le proviseur. Elle s’engouffra dans le bureau de son chef, qui ferma la porte derrière elle.

« Elizabeth. C’est trop long ! Tu comprendras que je ne peux décemment pas te rémunérer sur ces trois feuillets… Il faut que tu fasses plus court ! »

Elle leva les yeux, le regardant sans rien dire. Acquiesça de la tête et sortit.

            17h00

            Bertrand attendait, assis dans son fauteuil, le journal à la main.

            « Ah, non ! Tu ne lis pas ce torchon.

            -Torchon pour lequel tu travailles, ma chérie. » Il leva les yeux vers son épouse qui venait de rentrer. Elle semblait remontée. Il n’osa pas lui demander ce qui n’allait pas, mais elle le devança, s’asseyant lourdement sur le canapé, près de lui.

            « Tu sais ce qu’il est allé me dire ! (Bertrand sut qu’elle parlait de son boss.) Que le papier que je lui ai présenté était trop long… Trop long ! à peine 3 pages ! Il veut que je le raccourcisse ! Pour faire gagner quoi au journal…

            -Tu étais aux anges lorsqu’il t’a demandé cet article et là, tu le descends.

            -Argh ! oui ! Je sais… je devrais me contenter des miettes qu’il me laisse ! Surtout qu’il vient de licencier Ingrid et Vincent. A la place, il va se servir d’une stagiaire et de moi comme bouche-trous ! »

            Bertrand lui sourit et referma son journal. Quand elle sauta sur l’article en première page :

            « Un croissant de Lune ! J’ai déjà vu ce symbole quelque part.

            -Tu ne vas tout de même pas te mettre à croire ces trucs-là !

            -Non. Je ne dis pas que j’y crois… mais… (Ses yeux se posèrent sur la photo de l’enfant disparue.) Tu penses que l’on peut influencer quelqu’un… Je veux dire, avec tout ce que l’on entend à la télé, à la radio, et ce qu’on lit dans les journaux. Tu crois qu’une personne peut être influencée par toute la violence que l’on voit à la télévision au point d’avoir des idées de meurtres.

            -Pas une personne saine d’esprit ! Non, d’ailleurs, je pense qu’aucun HUMAIN digne de ce nom ne puisse être influencé par les nouvelles de ce monde… Arrête de te torturer (Il se leva et attira sa femme dans ses bras) Je crois, qu’en ce moment, avec ces disparitions d’enfants, l’ambiance au journal n’est pas bonne pour toi. Etre constamment plongée dans ces évènements… Tu as besoin de prendre du recul… de vacances ! »

            (Elle s’écarta de lui.)

            « Pour être seule, ici… A ruminer ! »

            Elle s’éloigna et partit en cuisine pour préparer leur repas.

            Où était cette jeune femme pleine de vie qu’il avait épousée. Elle était bouleversée par tous ces évènements, cela faisait remonter en elle des traumatismes que Bertrand pensait enfouis très profond. Ses fausses couches, l’annonce de son infertilité et les Fécondations InVitro qui n’aboutissaient pas ! Il sentait en elle cette culpabilité grandissante qui n’avait pas lieu d’être.

Venez maintenant se greffer à tout cela, la disparition de ces enfants… Maintenant, ces meurtres ! 

Chapitre 4 – 2ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 12 h 08 min

Je lui tendis la main, qu’il serra et me fit faire le tour de ses employés. Il y avait Elizabeth MALMERE – la pigiste, jeune femme noire d’une beauté incroyable, j’en étais jalouse ; Richard DUPUIS et Véronique LAFONT, journalistes ; Loïc LEVASSEUR, le maquettiste – j’appris plus tard qu’il était le petit ami de Camille.

« Vous serez chargé de la documentation et de l’illustration. Camille va vous guider dans vos démarches, les premiers jours. Elle vous fera signer les contrats, également. »

Camille fit un signe de tête. Puis le rédacteur en chef disparut dans son bureau.

« En d’autres termes, tu l’auras compris, tu remplaces Ingrid et Vincent, à moindre frais !

-Il est au courant que mon stage ne dure que trois semaines. »

Elle hocha les épaules et n’ajouta rien. Je lui souris. Mais un long soupir me vint lorsque mes yeux se posèrent sur les deux bureaux fraichement vidés par leurs occupants. 

Chapitre 4

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS — carrelapresad @ 12 h 07 min

J’étais comme une pile électrique, survoltée à l’idée de retrouver mon amie au journal. Le premier jour de stage commençait également, ce qui ajoutait à mon stress. Mais pouvais-je appeler cela du stress ? Non, c’était le changement, qui venait couper la routine de ma vie monotone, que je craignais… largement compensé par mes retrouvailles avec Camille.

J’arrivais aux portes du journal. Et en entrant, je me rendis compte d’être un peu en avance… Vingt minutes auxquelles le rédacteur en chef aurait certainement voulu que je n’assiste pas. En effet, lorsque je pointais mon nez, deux personnes étaient en train de faire leur carton.

Je vis Camille, assise à son bureau, qui me faisait des petits signes. J’approchais la tête basse, sentant que ma présence gênée, non sans lorgner quelque peu sur les deux personnes vidant leur bureau.

Camille me fit un grand sourire, avec un peu de retenu – la connaissant, elle était plutôt du genre ‘grande effusion’ – et me murmura :

            « Comment tu vas, ma grande ?

            -Bien… Mieux que certains. » Je fis un signe de tête en direction des personnes quittant maintenant les locaux.

            « Argh ! Oui, c’était Ingrid, la documentaliste, et Vincent, l’iconographe, qui viennent d’être licenciés… C’est moche, je sais. Mais il faut savoir que la presse est en crise, ma belle !

            -J’en ai conscience. Tu n’es pas la première à me le dire… Pour moi, ce n’est qu’un stage. Ça me permet d’en faire le constat, c’est tout.

-Oooh ! chienne ! Je pensais que tu étais là pour moi.

-Oui… un peu, ma bichette. »

Nous fûmes interrompues dans notre fou rire par un raclement de gorge intempestif. 

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