Imagine ère

  • Accueil
  • > Tome 2 Les Amants du Crépuscule

27 août 2015

Minuscule petit extrait…

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 11 h 08 min

Un tout petit extrait sur Lilith.

Aah comme j’aime ce personnage. 

* * *

Tapie dans l’ombre de son repaire, la vampire observa sa proie se pencher sur le trou de la serrure et y insérer une clé. Sans lui laisser le temps de pénétrer dans la masure, Lilith sortit de sa cachette et chuchota :

            — Bonsoir.

            Dans un sursaut, la femme se retourna vers l’Egyptienne et écarquilla les yeux devant la nudité de cette dernière.

            — Qui êtes-vous ?

          — Ton pire cauchemar ? (Lilith inclina la tête sur le côté. Elle jubilait. Puis, son visage se figea et elle ajouta d’une voix glaciale.) Et celle par qui tes enfants vont périr. 

11 août 2015

Extrait en attendant le second tome…

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 14 h 19 min

[...] Jean n’aurait jamais pu concevoir à quel point les hommes étaient dépravés. Outre la boue et le sang, les villages en ruines qu’on avait brûlés, les cadavres des soldats pétrifiés par le froid côtoyaient d’autres corps le long des trottoirs. Des femmes violées et tuées, laissées à l’abandon dans les caniveaux, avec parfois leurs enfants, morts à leur côté, leur petite main encore agrippée à celle de leur mère. Plus d’un avait détourné le regard.

Les chants et les sifflets avaient cessé. Le groupe avait poursuivi son chemin dans le silence jusqu’au point de rapatriement indiqué par les Polonais. Les Américains les y attendaient.

Assis dans la Dodge WC 63[1] débâchée, Jean massa son visage déconfit. Cette vision l’avait choqué plus que l’horreur et l’absurdité des combats. Il était fatigué. Fatigué physiquement et psychologiquement. Ils avaient quitté Oberursel pour Francfort où les alliés les avaient pris en charge et enregistrés. On leur avait distribué un équipement – bien mal adapté à l’hiver – des cigarettes, des rations de denrées, et contre complétude et signature d’un énième document. Ils étaient en route pour la France. Amnéville, puis direction Metz, Reims, Château-Thierry, Drancy, Paris – où il prendrait le train. 590 kilomètres de périple. Il n’en était qu’au début. Il soupira et voulut s’étirer mais l’étroitesse de la cabine l’en empêcha. Ils étaient si nombreux dans le camion, entassés les uns sur les autres, certains debout lorsqu’ils le pouvaient, les autres assis le plus souvent. Le véhicule servait surtout à transporter les estropiés, les amputés, les éclopés, les mutilés comme lui. Cela avait du bon : ils se tenaient chaud. Il avait pourtant besoin de bouger car une démangeaison soudaine le prit. Il tendit la main vers sa jambe engourdie qui tomba dans le vide. Ces satanées douleurs fantômes ! Il maugréait lorsqu’il se rendit compte qu’ils ralentissaient. Pourquoi ?

Coincé entre ses compagnons, il ne parvenait pas à se redresser. Il entendit des cris, des voix en français, en russe et des avertissements en américains. Puis il y eut le crépitement nourri de coups de feu. Dans le camion, tous se regardèrent avec incompréhension. Se méfiant des Soviétiques pour toutes les histoires de vols qu’il avait entendu, Jean voulut sortir de sa cage. Ses yeux se posèrent sur une mitrailleuse. Il s’en empara, attrapa l’un des arceaux qui encadrait le véhicule et s’y hissa pour se mettre debout. Les déflagrations avaient cessé. La tête entre les barreaux de sécurité, il vit des corps étendus sur le sol et reconnut l’uniforme des soldats russes et le costume rayé à l’étoile jaune[2].

Ils avaient repris la route.


[1] Véhicule militaire américain avec six roues motrices

[2] Parfois, les déportés juifs, déplacés des camps concentrationnaires, attendaient des semaines avant d’être rapatriés la plupart du temps par wagons à bestiaux. Certains, las d’attendre, empruntaient des circuits non « officiels » pour rentrer chez eux, et croisaient la route des Alliés. Les plus affaiblis et les plus chanceux, étaient transportés sur des civières, par avion.

6 août 2015

15 minutes de gloire

Un petit article m’a été consacrée.

Pour le moment, mes romans ne sont plus disponibles (je suis à la recherche d’une maison d’édition). L’expérience fut amusante. 

Portrai d'artiste - Copie

10 juillet 2015

En cours d’écriture…

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,Tome 2 Les Amants du Crépuscule,VAMPIRES — carrelapresad @ 10 h 28 min

Je suis en pleine séance d’écriture (une scène d’amour – sexy torride qui se termine dans le sang).

Bref… 

Je ne peux pas écrire sans musique. 

Voici la web-station que j’écoute en ce moment : 

http://play.nrj.fr/nrj/nrj-50-nuances-de-grey.html

Je mettrais un extrait si je le trouve soft.

 

8 juillet 2015

Petit extrait… Tome 2

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,Tome 2 Les Amants du Crépuscule,VAMPIRES — carrelapresad @ 11 h 01 min

Le Tome 2 avance bien. J’ai fini un chapitre qui me tenait à coeur – très difficile – alors pour compenser, voici un extrait un peu plus léger. 

 

En maîtresse des lieux, Ilsa flânait dans les couloirs de la grande maison vide, avec l’espoir de se détendre sans y parvenir. Elle savait que le retour de Lilith était imminent et elle ne tenait pas à ce que cette dernière la trouve en train de fouiner dans les pièces interdites. Çà, elle le faisait durant la journée. Enfin, les endroits accessibles, car certaines chambres étaient mises sous clé/verrouillées. La jeune mortelle avait déjà essayé les robes en soie, les parures de pierres précieuses et s’était contemplée pendant des heures, défilant dans la demeure avec son ombre pour seul public. La bâtisse lui appartenait, du moins pour quelques instants furtifs.

Ilsa pénétra dans ses appartements, immaculés comme tout pouvait l’être ici, et s’installa devant le miroir de sa coiffeuse. Le monde tournait dans sa tête : quels étaient les projets de Lilith la concernant ? L’Egyptienne ne lui avait rien promis, elle avait toujours été franche et claire sur ses intentions. Dans trois semaines, elle accoucherait. Qu’adviendrait-il d’elle après ? Ilsa avait peut-être une carte à jouer. Elle ne voulait pas se tromper.

Elle enviait Lilith et l’admirait autant qu’elle la redoutait. Elle avait trouvé en elle une femme forte, un modèle dont elle pourrait s’inspirer. En apparence, son choix de la suivre paraissait étrange et dangereux mais elle était satisfaite. Elle sourit à son reflet et se saisit de la brosse. Elle comptait prendre le meilleur de ce que lui proposerait la démone – si elle faisait abstraction des humiliations et des brimades. Que pouvait-elle espérer de mieux ? Elle s’en était plutôt pas mal sortie : la misère, elle habitait une belle maison, sortie de la crasse, de la peur, des sévices que lui infligeait son oncle. Une belle maison et en sécurité, hygiène. C’était bizarre mais la présence de Lilith ne lui faisait pas peur, ne la laissait pas indifférente. La déesse noire était attirante, avec ses longs cheveux noirs, sa bouche pulpeuse. D’autant que les hommes la répugnaient pour le peu qu’elle ait eu à les côtoyer. Elle grimaça. Le bébé gigotait dans son ventre. Elle haïssait ce petit être qu’elle n’avait pas désiré, mais il était sa porte de sortie, sa planche de salut. Elle en avait honte, tant pis. Elle profitait de sa mésaventure/de ce que la vie lui offrait en opportunités/de son infortune Elle tirait parti de son infortune… grâce à lui, elle était bien traitée. Du moins, pour le moment.

Une porte claqua. Lilith était rentrée et Ilsa comprit qu’elle n’était pas de bonne humeur. Avec un sourire ironique, la jeune femme se précipita vers le salon pour se poster à l’endroit habituel, dans une posture de soumission comme l’exigeait la vampire : à genoux, les fesses posées sur les talons, la tête baissée et les mains bien à plat sur le sol. À cause de son ventre énorme, Ilsa avait de plus en plus de mal à garder cette position. À bout de souffle, elle vit les chaussures de sa maîtresse passer sans s’arrêter, puis faire demi-tour.

– Mets-toi debout !

Ilsa s’exécuta, les yeux toujours baissés.

– Approche.

La future mère obéit ; avec un mélange d’appréhension et d’excitation, elle observa Lilith se mordre le poignet d’où jaillit un filet de sang. L’Egyptienne l’attrapa par les cheveux et la força à basculer sa tête en arrière.

– Bois !

Les yeux rivés à ceux de la démone, elle demanda :

– Vous allez me transformer ?

– Pas encore, pas maintenant. J’ai encore besoin de toi dans ta forme humaine. C’est pour le bébé que je fais ça.

Ilsa ne dit rien, elle se contenta de porter la blessure à ses lèvres et de goûter la substance qui en ruisselait. D’abord âpre sur sa langue, le liquide devint agréable et sucré pour enfin lui tourner la tête et l’enivrer. Elle se dégagea de la poigne de Lilith et suça amoureusement la plaie. Puis, prise d’un élan charnel, elle caressa le long bras blanc, remonta vers le creux de l’épaule et, après un instant d’hésitation, juste un instant, elle lui sourit avant de l’embrasser. Au lieu de la repousser comme Ilsa le pensait, Lilith entrouvrit les lèvres, l’attira plus près et leurs langues s’entremêlèrent dans un torride baiser. 

vampire_kiss

8 juin 2015

Chapitre 17 – Tome 2

Classé sous Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 16 h 58 min

     La journée était bien avancée. Le ciel clair se parsemait d’étoiles, laissant doucement place à la nuit. Son matériel remballé et déposé dans le coffre de la voiture, Jean-Paul prit un instant pour contempler les astres dans l’espoir qu’elles lui révèlent l’avenir. Il secoua la tête et revint à l’appartement d’un pas lent. Une fois arrivé au dernier étage, il ouvrit la porte et son regard s’attarda sur les silhouettes dissimulées sous les bâches. Il soupira. C’était si dur de perdre des amis. Il ne s’y ferait jamais. Il fallait pourtant qu’il en termine ! 

12 mai 2015

Un nouveau personnage

Classé sous Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 14 h 20 min

Un nouveau personnage en a amené d’autres. J’adore lorsque l’histoire fait naître de nouvelles personnalités, de nouveaux liens, de nouvelles intrigues. Il s’agit d’un ancien policier français, ayant intégré un groupe secret (toujours dans le contexte 1930/1940).

 

Il est spécialiste des armes et du ‘nettoyage’. Toute un roman… Dans l’esprit steampunk. 

 

http://www.hoodedutilitarian.com/2012/04/canadian-steampunk-murdoch-mysteries/

 

2.JPG_cmyk

6 mai 2015

Portrait de personnage…

Classé sous Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 13 h 51 min

Juste par plaisir, voici le portrait d’un de mes personnages (pas mon préféré, mais bon ! ) : 

 

 

Le premier à entrer fut Roger, que Louise suivit du regard. Il s’approcha d’elle pour la saluer. Elle baissa les yeux et sentit le rose lui monter aux joues. Il la troublait pour tout ce qu’il représentait : la volonté, l’autorité, l’opposition face à l’envahisseur. Ses cheveux indomptables, ses yeux noirs pétillants, le tricot de peau serré sur son torse que les bretelles faisaient saillir, tout en lui plaisait à la jeune femme. 

 

personnage de Roger

2 mars 2015

Tome 2 – 1ère partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 11 h 47 min

   Voici un petit extrait, CHAPITRE 10 du second tome des AMANTS DU CREPUSCULE – Céleste… 

 

Cette première partie est en cours de réécriture.

Elle continue à me surprendre.

Que de belles surprises à chaque mot posé sur le papier !  (j’écris mon premier jet sur du papier, l’inspiration me vient plus facilement comme ça). 

J’espère qu’il en sera de même pour vous… 

 

 

 

        Declan frémit, les mains agrippées autour de la taille de la jeune femme, les crocs plantés dans sa carotide. Le sang coulait dans sa gorge, inondait ses veines, son organisme ; il aspirait, aspirait. Il en voulait plus. Il frissonna, attirant le petit corps affaibli plus près de lui, il accéléra sa succion pour hâter sa jouissance et s’enivrer. Pour s’étourdir, se rassasier de cette sensation d’extase.

Elle avait cessé de s’agiter, de donner des coups, cessé de l’insulter. S’était-elle résignée dans l’attente de la mort ? Un mot pourtant restait toujours en suspens dans ses yeux : pourquoi. Pourquoi ? Pour mille et une raisons, et Declan n’avait pas la réponse.

Soudain, un flash. Il fut sonné par la violence de ses souvenirs : leur rencontre dans cette même rue. Leur discussion dans ce bar. Son rire lors des essayages. Et ce léger mouvement de menton qu’il aimait tant.

Il se souvenait. Ô non… Qu’avait-il fait ?

Submergé par la douleur, ses jambes flanchèrent et il perdit pied. Il s’arracha du cou de son amie et, d’une main, se rattrapa au mur pour se laisser enfin glisser au sol, Gertrùd calée dans le creux de son coude. D’autres réminiscences, plus récentes, l’assaillirent. Celles de la jeune femme. Des cris, des coups résonnèrent dans sa tête. Il ressentit l’humiliation, la trahison, la tristesse, la souffrance. Puis tout devint très confus et se mélangea dans un brouillard épais. Des iris bleus, noirs, marrons, noisettes. Des boucles brunes, blondes ou rousses, des visages se chevauchèrent dans un tourbillon kaléidoscopique. Une seule chose liée toutes ces femmes : elles se prostituaient. Et le sang, tout ce sang ! Il fut ramené près d’un siècle en arrière. 

10 septembre 2014

Petit extrait du tome 2 (réécriture)

Classé sous Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 16 h 27 min

 Le début de l’histoire se passe pendant la seconde guerre mondiale : 

Frankreich, Ruinen    La ferme ! Tais-toi !

Cachée comme à son habitude au fond de la grange, les mains plaquées contre ses oreilles, Alice était recroquevillée derrière un engin agricole pour apaiser sa colère. Des idées folles résonnaient, tournaient dans son crâne, la remontant comme une pendule. Pourquoi sa conscience ruminait-elle ainsi ?

            Assez ! lui cria-t-elle.

            Mais l’autre de continuer : Il n’y en a que pour elle. Ce n’est qu’une petite sotte… Elle finira par se faire tuer. D’ailleurs, si tu n’étais pas là pour la protéger, elle serait déjà morte !

            C’est faux et tu le sais très bien. Louise est ma cousine et ma meilleure amie. Elle fait ce que nous devrions tous faire ! Résister !

            Une détonation sourde secoua le ciel. La jeune femme sursauta, un frisson descendit le long de sa colonne vertébrale, dressant tous les poils de son corps. Les bombardements avaient repris. Le dernier obus venait d’exploser non loin de là, percutant le sol dans un tremblement sonore qui fit vibrer la terre, la bâtisse, les engins, ses os. Son âme. Les paupières fermées avec force, Alice ramena ses jambes qu’elle serra plus fort contre elle. Elle était venue pour s’isoler, canaliser sa fureur. Voilà qu’elle devait attendre que les bruits à l’extérieur cessent, blottie au fond du hangar. Elle avait horreur de ces grondements, ils lui faisaient peur… et lorsqu’elle était effrayée, elle ne se contrôlait plus. Ce qui l’effrayait encore plus.

Elle leva soudain les yeux. Non ! des bruits de pas précipités sur le gravier. Un regard à la pièce. Etait-elle bien cachée ? Son cœur s’affola. S’ils décidaient d’entrer, ils la repéraient à coup sûr. Mais pourquoi entreraient-ils ? Personne ne la cherchait, personne ne savait qu’elle venait ici pour s’éloigner du village et des bombardements. Alors, pourquoi entreraient-ils ?

            Elle avait beau tenter de se raisonner, elle sentait ses muscles se tendre, signe que les problèmes arrivaient. Elle devait se maîtriser.

Les crissements approchaient. Elle tourna la tête, s’attendant à voir la poignée de la porte s’abaisser. Pourtant, rien ni personne ne pénétra dans la grange. Mais Alice ne parvenait pas à se calmer d’autant qu’une idée horrible lui traversa l’esprit : et si les bruits de pas n’étaient pas ceux de soldats allemands mais ceux de Louise ? La jeune femme tressaillit. Non ! La tête dans ses mains, elle gémit. Ses doigts se crispèrent sur son cuir chevelu et elle s’effondra en larmes. Cela ne pouvait pas continuer ainsi, ou elle finirait par blesser quelqu’un. Ses épaules se raidirent : son pouvoir prenait le dessus et tentait de s’échapper hors d’elle. Il fallait qu’elle évacue ce trop-plein d’angoisse et de haine autodestructrice. Combien de fois avait-elle pensé à en finir ? Ce n’était pas un don mais une malédiction.

Elle sentit une vague de chaleur l’envahir et ses mains tremblèrent, sa respiration s’accéléra, lui faisant tourner la tête jusqu’à avoir des étoiles devant les yeux. Il émanait d’elle une telle énergie que son corsage se mit à onduler sur sa peau parcourue de spasmes électriques. L’air se chargea de particules bleutées. Les pulsations amplifiaient, crépitaient, dessinant des cercles autour d’elle. Des brins de paille, animés par le souffle énergétique, se mirent à frémir et s’élevèrent dans un grognement poussiéreux. Les outils s’entrechoquèrent sur leur étagère et se soulevèrent à leur tour. Puis il y eut un sifflement strident, l’obligeant à boucher ses oreilles. Mais le bourdonnement était à l’intérieur de sa tête, emplissant son crâne déjà sous pression. Elle plissa les yeux sous l’effet de la douleur qui devenait atroce, indescriptible. Un craquement ! puis la piqure d’une aiguille dans le coin interne de son œil. Quelque chose d’humide et chaud coula de son nez. Elle porta ses doigts à sa narine… Du sang ! Elle saignait maintenant… Elle devait évacuer sa crise ou celle-ci finirait par la submerger.

De nouveau, une déflagration et le sol trembla sous ses pieds ; la secousse ébranla la construction qui se mit à protester. Pitié ! pas encore ! Le battement de son cœur cognait contre la paroi crânienne. Les paupières fermées avec force, les paumes contre sa bouche, elle cria à pleins poumons. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle vit l’air se cristalliser autour des objets en lévitation pour ensuite les laisser choir lourdement sur le sol de terre battue.

            Comme à chaque fois, la pression était retombée, elle était vidée. Lessivée. Et comme à chaque fois, la respiration saccadée, elle sentit la nausée bouillonner au creux de son estomac, monter dans sa gorge. Vite, elle plaqua ses mains fraîches contre ses lèvres, pour apaiser son mal-être. Respirer doucement par le nez. Trop tard, un jet de bile jaillit entre ses doigts, se répandit sur son col et ses genoux. Sa jupe était tachée… elle devrait nettoyer cette tache dès son retour chez elle. Elle essuya ses mains maculées avec de la paille, se servant de cette dernière pour imbiber les glaires répandus sur le tissu fleuri. Elle regarda autour d’elle. Avait-on entendu son cri ? Après quelques secondes à retenir son souffle, elle poussa un soupir de soulagement. Apparemment non. 

12

La p'tite mangeuse de ... |
Lelue |
commentairesetautres |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Emilythestrangeblog
| Les Balades de l'Archange
| Livre On Life