Imagine ère

21 avril 2014

A paraitre

Couverture livre Amants

Voilà mon nouveau bébé qui pointe le bout de son nez (comme qui dirait, les premières échographies de sa frimousse).

 

Bientôt, j’espère, je pourrais partager avec vous d’autres images (focus de la couverture à venir – créée par une artiste de talent : Meridian).

 

Le livre (Tome 1 d’une saga intitulé Les Amants du Crépuscule) dont des extraits sont encore disponible sur mon blog, devrait voir le jour dans un mois.

J’ai hâte…

23 octobre 2013

Chapitre 7 – 3ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,SORCIERES,Tome 2 Les Amants du Crépuscule,VAMPIRES — carrelapresad @ 21 h 46 min

Chapitre 7 - 3ème partie  dans R.J. Carré-Lapresad 200001_paris_rue_saint_blaise-200x300

 

 

 

            Alexandre venait d’arriver dans cette rue pavée qu’il avait traversée la veille avec Elodie. Il avança un peu à la recherche d’une place pour se garer et dut s’éloigner quelque peu de la maison de ce type. Il fit le chemin qui le séparait de celle-ci à pieds, ce qui lui permit de faire le point, remuant toutes ses idées folles dans sa tête. Il approchait, les yeux scrutant les numéros impairs qui s’égrainaient un à un, à rebours. Il arriva enfin à la hauteur de la maison : elle n’avait rien de particulier. Une porte, encadrée par deux fenêtres, et à l’étage, deux autres fenêtres.

Les oiseaux chantaient dans l’arbre qui ondulait à l’ombre près de lui. Sous le soleil dominical, il se sentit soudain un peu ridicule. Il contempla la maison et secoua la tête : il n’était plus sûr de lui. Il allait repartir quand les propriétaires de la maison mitoyenne sortirent de chez eux. Alexandre s’avança vers le couple et les salua :

            « Bonjour, je vous prie de m’excuser mais j’attends mon ami… Il habite la maison à côté de la vôtre et je n’arrive pas à le joindre. Je me demandais si vous l’auriez vu sortir ?

            -Oh, Monsieur DELCOURT ? Il est très rare que nous le voyons la journée. (La femme s’arrêta pour lui répondre et lui sourit. Son mari s’éloigna vers son véhicule, la laissant seule avec Alexandre, non sans lancer un regard méprisant au jeune homme.) Il travaille la nuit ! et je suppose qu’il doit dormir à cette heure-là !

            -Non, c’était son jour de congé… (Alexandre avait un peu honte de mentir, mais il devait se justifier, pour ne pas paraitre suspect.) On devait se rejoindre chez lui. Tel que je le connais, il doit encore être au lit. Je vais essayer de le rappeler. Merci ! »

            La femme le salua et s’éloigna rejoindre son époux qui l’attendait dans la voiture.

            Alexandre sortit son téléphone et fit mine de composer un numéro puis porta le portable à son oreille. Il se posta sur le trottoir opposé, face à la maison. Et attendit. Une fois que la voiture du couple s’était suffisamment éloignée, il courut à sa voiture, bondit à l’intérieur et entama une dangereuse marche arrière. Jusqu’au stationnement laissé vacant par le véhicule du couple. Il ne pouvait pas revenir à la nuit tombée pour s’assurer que ce type quittait bien son domicile. Et s’il ne sortait pas ? Il préférait s’en assurer et attendre devant la maison. Lorsque ce type sortirait, s’il sortait durant la journée, ou à un tout autre moment, il… hé bien ! Ensuite… Il avait peur de se l’avouer mais il savait qu’il pénétrerait par effraction chez lui.

 

Chapitre 7 – 2ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,SORCIERES,Tome 2 Les Amants du Crépuscule,VAMPIRES — carrelapresad @ 21 h 43 min

 

 

            Ça tournait dans sa tête depuis son réveil, comme un voyant qui se serait allumé dans son cerveau. Alexandre s’était installé devant la télévision, avec un plateau repas : cannette de soda et sandwich jambon-fromage-salade fait maison ! Devant lui, défilaient les images animées d’un feuilleton auquel il ne comprenait rien. Son esprit était ailleurs. A ressasser les souvenirs de la soirée de la veille : le visage de ce type, le regard de Céleste. Ce n’était pas tant la jalousie qui le tiraillait que l’impression que lui avait laissé ce type, qui le faisait tiquer. Il avait mal dormi – alors que les retours de boite le laissaient sombrer dans un profond sommeil. C’était comme si quelque chose voulait l’alerter ! c’était la raison pour laquelle il avait suivi le taxi. Sa nuit agitée avait confirmé son impression.

Une fois son sandwich avalé, il chercha sur internet dans un annuaire électronique : une adresse, il obtint un nom. Julien DELCOURT. Mais il n’était pas satisfait… Ce nom sonnait faux à son oreille. Avec sa tête ! Non, il ne pouvait pas réagir ainsi, il n’aimait les préjugés !

            Il se rendrait sur place. Et il aviserait !

 

 

*  *  *

 

 

            Décidément, je trouvais ces photos étranges. J’avais zoomé, corrigé la lumière et les ombres, mais en étais arrivée aux mêmes conclusions : quelque chose clochait !

Je les avais imprimées sur papier mat, pour en atténuer les reflets. Seulement, rien n’y faisait ! La peau de ce type était nacrée, prenant étrangement la lumière. Ses yeux semblaient renvoyer l’éclat des lampadaires alentours. Ils n’étaient pas rouges comme auraient pu l’être des yeux bleus, mais emplis de paillettes mordorées. Le phénomène se répétait également sur le petit film que j’avais fait. Et sur la dernière photo, il apparaissait clairement qu’il regardait dans ma direction : le léger sourire sur ses lèvres m’était adressé !

            Je me levai et me dirigeai vers le salon, mes photos en main.

            « T’en penses quoi ? (Je respirai profondément, sentant que la situation était explosive. Je devais désamorcer la bombe que j’avais moi-même confectionnée.)

            -Tu es décidée à me reparler !

            -Bichette ! Tu sais que je ne peux pas résister à ton charme naturel. (Je lui fis un clin d’œil et m’approchai d’elle pour mettre fin à notre guerre).

            -Tu peux me dire alors ce que tu fais avec ces photos depuis toute à l’heure ?

            -Justement… Tu en penses quoi ? » (Je lui tendis les clichés et les agrandissements.)

            Après quelques minutes à les examiner, elle m’annonça.

            « Il est pas mal. Même plutôt sexy ! (Elle leva les yeux vers moi et me sourit. Avec une tape sur l’épaule, je lui tirai la langue.) Argh ! OK… Je le trouve louche, ton type… Regarde celle-là ! (Elle me tendit l’agrandissement où on le voyait, les yeux fixés sur l’objectif, comme s’il posait, un sourire au coin des lèvres.)

            -Je crois qu’il m’a vu le prendre en photo ! Du coup, c’est moi qui passe pour une fille excentrique !

            -Oui, oh ! Et il n’aurait pas tort ! T’es tout de même bizarre. Aller jusqu’à le photographier !

            -Je sais… Mais que veux-tu ? Je suis littéralement attirée par lui ! Il me plait, c’est sûr, mais, il n’y a pas que ça ! » (Je soupirai et baissai les yeux. J’essayais de comprendre les sentiments ambigus qui m’assaillaient. J’étais partagée entre fascination et peur. Comment pouvais-je expliquer cela à Pauline ? Je levai les yeux vers elle : il semblait clair pour elle que je devais l’oublier.)

 

Chapitre 7

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,SORCIERES,Tome 2 Les Amants du Crépuscule,VAMPIRES — carrelapresad @ 21 h 40 min

 

Disparition

 

Chapitre 7

 

 

 

‘IL’ a encore frappé

 

 

 

Alors que la famille était réunie autour des jeunes mariés pour fêter le mariage qui venait d’être célébré, une fillette de cinq ans a échappé à la vigilance de ses parents.

La police fouille les alentours de la salle de réception. Elle ne donne, pour l’instant,…

 

 

 

            J’étais penchée sur l’ordinateur, mon portable était relié à celui-ci par le cordon d’alimentation noir. J’avais déjà chargé dans mon PC les clichés que j’avais faits la veille. J’étais tellement absorbée que je n’entendis pas Pauline qui arrivait dans mon dos, à pas feutrés.

            « Je te surprends à rêvasser. (Je sentis ses doigts dans mes côtes.)

            -T’es vraiment stupide. Tu m’as fait peur ! (Je levai la tête pour la regarder, la main sur le cœur.) Heureusement que je ne suis pas cardiaque, car tu aurais eu ma mort sur ta conscience !

            -Poufff ! Arrête ! Qu’est-ce qui te passionne comme ça ?

            -Heu… rien. (J’avais ouvert un autre fichier, comme si de rien était.)

            -Oh, tu fais tes comptes !

            -(Un coup d’œil rapide au fichier ouvert.) Oui, ça me passionne, comme tu vois !

            -Moui ! » Pauline me lança un regard étrange, mélange de doute et d’inquiétude.

            Je vis que ses yeux scrutaient les onglets ouverts sur mon PC… et elle constata que mon téléphone portable était connecté à l’ordinateur. Ses lèvres s’étirèrent sur le côté en une grimace étrange et elle soupira.

            « C’est quoi ton problème ?

            -Je… J’ai pas de problème. Juste que… Je… c’est juste que je tique un peu sur ce type !

            -Celui de l’autre soir ? T’abuses… Je pensais qu’Alex te manquait.

            -Oooh ! Ça n’a rien à voir… Lâche-moi un peu, tu veux ! 

            -Hé ! ça va ! Je te dis ça, comme ça ! Mais c’est la première fois que je te vois autant attirée par un mec… » Elle balança sa main en l’air, balayant l’atmosphère pesante qui régnait dans la pièce, et s’éloigna en râlant.

            J’avais été dure, je m’en rendais compte. Mais je sentais que la perte d’Alexandre me pesait plus que je ne l’osais me l’avouer. Pauline s’inquiétait pour moi et là aussi, son intrusion dans ma vie privée devenait trop pressante. Elle réagissait comme une mère ! Ça me devenait insupportable ! C’était l’histoire de ma vie : je ne supportais pas que l’on s’attache trop à moi ! Je souris : nous étions bien assorties, Pauline et moi ! Entre mes parents disparus et ses parents absents ! Nous essayions de nous construire… sur des bases légèrement instables. Nos relations aux autres ne seraient définitivement pas faciles !

 

5 septembre 2013

Conjuring – Les Dossiers Warren

Classé sous FANTÔMES,SORCIERES — carrelapresad @ 11 h 51 min

Conjuring - Les Dossiers Warren  dans FANTÔMES 3221453-the_conjuring_movie-wide-300x187   Le flippe !!! J’étais accrochée aux accoudoirs de mon siège… the-conjuring-movie-review-2013-300x142 dans SORCIERES

3 septembre 2013

Statistiques !!!

Classé sous FANTÔMES,R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,SORCIERES,VAMPIRES — carrelapresad @ 12 h 22 min

Depuis un mois, vous êtes nombreux sur mon blog !!!

J’en suis ravie… 

A l’heure actuelle, nous sommes 19 visiteurs !!! Et 2755 vues !!!

Si je pouvais voler, je serais sur un nuage… 

N’hésitez pas à me laisser un commentaire. 

Néanmoins, je vous remercie de revenir pour suivre les aventures de Céleste et Declan. 

Statistiques !!!  dans FANTÔMES coeur-explosion-wallpaper-1920x1200-300x187

28 août 2013

Chapitre 3

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,SORCIERES — carrelapresad @ 11 h 03 min

Chapitre 3  dans R.J. Carré-Lapresad eclipse-lunaire-3

Extrait d’un article du Journal paru le 20 mai

 

Le corps d’une jeune femme a été retrouvé dans une ruelle. Peut-il s’agir d’un meurtre rituel ? Tout porte à le croire : la mise en scène du cadavre et cette carte étrange près du corps inerte.

Est-ce l’étape suivante à ces disparitions encore non-élucidées ? […] 

 

 

            Il faisait froid dans cette pièce malgré la chaleur qui régnait à l’extérieur. Etait-ce le blanc du carrelage aux murs ou la proximité de la chambre froide ?

De toute manière, Joséphine avait toujours froid quand elle entrait dans ce lieu. Pourtant, elle l’aimait, ce lieu lugubre et glacial. Même si d’autres le trouvaient bizarre. En tout cas, les gens avec qui elle travaillait ne se plaignaient jamais… Et c’était plutôt normal ! puisqu’elle était médecin-légiste !

            Plus d’un de ses ex (enfin si on pouvait appeler ainsi les hommes qui passent) se moquaient de son boulot, et plus d’un l’avaient certainement fréquentée pour savoir si elle était aussi froide que les cadavres qu’elle autopsiait !

Elle aurait pu quitter son métier pour un de ces charlots, mais pas un n’était assez bien pour cela. Car c’était vrai, elle aimait son métier.

Elle aurait pu choisir une autre voie, royale, celle de la chirurgie, mais durant ses années de fac, elle s’était prise à avoir peur… peur de l’erreur médicale, peur de voir mourir ses patients sous ses doigts. Alors elle était devenue médecin-légiste ; et elle y excellait !

Elle adorait découvrir des indices cruciaux et être à l’origine de certaines investigations…

            Joséphine se pencha sur le cadavre d’une jeune femme allongée sur la table d’autopsie. Elle approcha son chariot sur lequel elle avait disposé ses ustensiles et enfila ses gants en latex. 

 

 

 

 

 

Chapitre 2 – 3ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,SORCIERES — carrelapresad @ 10 h 51 min

Ce fut lors d’une autre séance de ce genre que Fanny prit peur, se découvrant de véritables facultés. Elle prit alors conscience que tout cela n’était pas un jeu !

Durant cette séance de spiritisme, le temps était électrique. L’orage grondait dehors, créant des arcs bleutés dans un ciel noir. Elles étaient toutes assises en rond autour de la table, sur laquelle était disposée la planche, et chacune d’entre elles avaient posé un doigt sur le verre. Mais rien ne se passa comme elles en avaient l’habitude. La lumière de la petite lampe de chevet qui leur servait d’éclairage venait de sauter. Elles étaient à présent dans le noir ! Agathe alluma alors une bougie. Mais elle avait brisé le cercle purificateur et protecteur dessiné par Fanny, quelques minutes plus tôt, avant de commencer la séance. Il y eut un souffle violent à l’extérieur, celui-ci s’engouffra dans la pièce, soufflant la flamme fragile de la bougie. Puis, il y eut un cri ! Les filles s’affolèrent, cherchant à se réconforter en se regroupant l’une près de l’autre. Des gestes brusques dans ce noir absolu… et soudain un bruit cristallin se répandit dans la chambre.

            « Non ! » C’était la voix de Fanny. Elle savait, pour l’avoir lu sur le net, que le verre était la prison de l’âme qu’elles avaient appelée. Les liens qui le reliaient au monde des morts venaient d’être brisés !

Une autre voix s’éleva, désincarnée, effrayante. Quand la lumière se ralluma par intermittence. La bouche de Fanny s’était ouverte… Agathe pointa son doigt vers elle, les yeux écarquillés. Toutes se retournèrent vers Fanny. Et de sa gorge sortit un son étrange et guttural. Ce n’était plus la voix de la jeune fille ; d’ailleurs, elle ne ressemblait plus à la jeune fille que ses camarades côtoyée. Le visage torturé, la mâchoire inférieure pendante dans un angle étrange. Les hanches déboitées, rendant sa démarche aléatoire…

Les jeunes filles s’étaient toutes sauvées, laissant Fanny seule avec cet esprit.

Elle était devenue une paria, LA fille à éviter. Elle faisait désormais peur.

            Au lycée, plus personne ne lui adressait la parole. Elle se retrouvait toute seule dans la salle de classe, seule assise à la cantine face à son assiette. Ce fut à ce moment-là qu’elle devint étrange aux yeux de ses camarades : s’habillant de noir, les yeux dans le vide, à l’écart des autres, se parlant à elle-même… Enfin, c’était ce qu’ils croyaient… car ce fut l’époque où elle commença à voir certaines choses qui en auraient effrayés plus d’un… Cette brève séance de spiritisme avait ouvert une brèche… dans laquelle certaines âmes s’étaient engouffrées, pour se présenter à elle. C’est ainsi que Fanny commença à voir les morts.

            Certes, certaines jeunes âmes erraient autour des membres de leur famille, sans en avoir conscience. Fanny voyait alors des ombres bleutées flottées au-dessus des vivants.

Mais les phénomènes qu’elle avait remarqués chez Céleste étaient tout autre. Cette fille était particulière, elle ne pouvait pas l’ignorer !

 

27 août 2013

Chapitre 2 – 2ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,SORCIERES — carrelapresad @ 12 h 36 min

Fanny s’empressa d’aller développer sa pellicule. Elle avait utilisé toutes sortes d’appareil dernièrement. Et toujours le même résultat ! Elle en avait déduit que cela ne pouvait pas venir de ses appareils photo, comme elle l’avait pensé, mais de son modèle.

Elle avait pris Céleste avec un argentique, plus long à développer mais c’était son préféré. Elle adorait le rendu qu’il offrait ! Et puis, le temps passé dans la chambre noire, à tremper de bacs en bacs ses clichés… c’était un moment sacré, loin de tout et de tous… Elle savait ce qu’on disait d’elle : qu’elle était bizarre.

            C’était vrai, elle se sentait différente !

            Mais Céleste semblait, à ses yeux, l’être tout autant : elle en voulait pour preuve ce halo autour de la jeune femme. Au départ, elle avait pensé qu’il s’agissait d’un défaut de sa pellicule. Elle avait donc changé d’appareil, mais sur son numérique, le même phénomène au-dessus de sa camarade, uniquement sur les clichés qu’elle prenait de Céleste ! Et au fil des mois, ce halo, d’abord tache imperceptible au-dessus de la tête, s’était transformé en voile translucide de couleur bleu autour d’elle.

Elle était fascinée !

            Fanny était attirée par la magie… les phénomènes surnaturels. C’était pour cela qu’elle avait adoré la série Charmed. Et comme toutes les jeunes filles de sa classe, elles avaient voulu essayer certains tours. C’était devenu un rendez-vous obligatoire : elles étaient, chacune devant leur téléviseur, captivées par les aventures des trois sœurs. Fanny, quant à elle, regardait la série avec attention, griffonnant sur son carnet les incantations qu’utilisaient les sorcières Halliwell. Elle les répertoriait, puis les essayait. Elle avait d’abord commencé par les sorts simples et les sortilèges de protection, pour ensuite inventer ses propres ensorcellements : elle était devenue une experte en rimes.

Puis, elle avait essayé les cartes. C’était amusant ! Lors des séances, ses amies lui posaient des questions et elle y répondait, se concentrant sur les petits cartons de couleurs, et les figures lui parlaient, des images venaient se soustraire aux cartes qui étaient devenues de simples supports à sa divination. Elle se trompait rarement. Et ses amies étaient maintenant nombreuses à vouloir connaitre leur avenir : obtiendraient-elles leur diplôme ? ce jeune homme rencontré quelques semaines plus tôt était-il fait pour Agathe ? Allaient-elles obtenir ce job tant convoité ?

            Adolescente, elles avaient tenté autre chose. Comme une étape dans leurs expériences. Elles avaient fabriqué une planche de OUI-JA dans une feuille cartonnée et, se servant d’un verre comme guide, elles y étaient allées de leurs questions. Classiques… Esprit ? es-tu là ? Auxquelles, elles eurent évidemment une réponse.

Ce fut lors d’une autre séance de ce genre que Fanny prit peur, se découvrant de véritables facultés. Elle prit alors conscience que tout cela n’était pas un jeu ! 

Chapitre 2 - 2ème partie dans R.J. Carré-Lapresad ouija_6-300x201

24 août 2013

Chapitre 2

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,SORCIERES — carrelapresad @ 22 h 04 min

 

 

            Nous entrâmes dans l’amphithéâtre circulaire bordé de marches au bas desquelles se trouvait le bureau du conférencier, tout petit de là où je me trouvais. Nous nous installâmes, comme à notre habitude, sur les strapontins près de la sortie. La salle était presque vide, les étudiants entraient par groupe de trois ou quatre personnes, qui s’installaient çà et là, emplissant doucement la pièce. Le brouhaha commençait à s’amplifier à mesure que l’amphithéâtre se remplissait.

Je vis passer Alexandre. Le cours d’anglais était le seul cours magistral que nous avions en commun. J’étais en première année Photographie (j’avais dans l’idée de devenir photographe de reportage) et Alexandre en seconde année d’Arts appliqués, architecture. Je le suivis du regard et mon cœur se mit à tambouriner dans ma poitrine. Ses cheveux châtains négligemment peignés en arrière, ses yeux noisette… Il sourit et son visage s’éclaira. Mais ce sourire ne m’était pas adressé. Je tournai la tête : il rejoignit un petit groupe de sa classe parmi lequel se trouvait Elodie. Je détestais cette fille ! Elle avait certainement profité de la situation pour sauter sur Alexandre. Elle n’avait pas attendu longtemps, lui non plus d’ailleurs ! Il n’était célibataire que depuis une semaine, à peine ! Il avança vers elle, s’assit près d’elle et lui fit la bise. Bon ! tant qu’il ne l’embrassait pas sur les lèvres… Surtout pas devant moi !

            « Regarde ! » Pauline me bouscula avec un coup de coude dans les côtes. « Cette folle de Fanny nous prends encore en photo ! »

            En effet. Je voyais le zoom de son appareil braqué sur nous. Il y eut un flash puis un second. Pauline sourit à l’objectif, une main autour de ma taille m’attirant à elle. Nous étions repérées ! Fanny baissa son appareil, fit mine de rectifier son objectif, quand le professeur arriva, fermant la lourde porte sur le monde et le bruit extérieur. Le calme se fit progressivement dans l’amphithéâtre. Le cours pouvait commencer.

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