Imagine ère

4 novembre 2015

J’ai reçu un mail… Et non des moindres !

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS — carrelapresad @ 9 h 06 min

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11 août 2015

Extrait en attendant le second tome…

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 14 h 19 min

[...] Jean n’aurait jamais pu concevoir à quel point les hommes étaient dépravés. Outre la boue et le sang, les villages en ruines qu’on avait brûlés, les cadavres des soldats pétrifiés par le froid côtoyaient d’autres corps le long des trottoirs. Des femmes violées et tuées, laissées à l’abandon dans les caniveaux, avec parfois leurs enfants, morts à leur côté, leur petite main encore agrippée à celle de leur mère. Plus d’un avait détourné le regard.

Les chants et les sifflets avaient cessé. Le groupe avait poursuivi son chemin dans le silence jusqu’au point de rapatriement indiqué par les Polonais. Les Américains les y attendaient.

Assis dans la Dodge WC 63[1] débâchée, Jean massa son visage déconfit. Cette vision l’avait choqué plus que l’horreur et l’absurdité des combats. Il était fatigué. Fatigué physiquement et psychologiquement. Ils avaient quitté Oberursel pour Francfort où les alliés les avaient pris en charge et enregistrés. On leur avait distribué un équipement – bien mal adapté à l’hiver – des cigarettes, des rations de denrées, et contre complétude et signature d’un énième document. Ils étaient en route pour la France. Amnéville, puis direction Metz, Reims, Château-Thierry, Drancy, Paris – où il prendrait le train. 590 kilomètres de périple. Il n’en était qu’au début. Il soupira et voulut s’étirer mais l’étroitesse de la cabine l’en empêcha. Ils étaient si nombreux dans le camion, entassés les uns sur les autres, certains debout lorsqu’ils le pouvaient, les autres assis le plus souvent. Le véhicule servait surtout à transporter les estropiés, les amputés, les éclopés, les mutilés comme lui. Cela avait du bon : ils se tenaient chaud. Il avait pourtant besoin de bouger car une démangeaison soudaine le prit. Il tendit la main vers sa jambe engourdie qui tomba dans le vide. Ces satanées douleurs fantômes ! Il maugréait lorsqu’il se rendit compte qu’ils ralentissaient. Pourquoi ?

Coincé entre ses compagnons, il ne parvenait pas à se redresser. Il entendit des cris, des voix en français, en russe et des avertissements en américains. Puis il y eut le crépitement nourri de coups de feu. Dans le camion, tous se regardèrent avec incompréhension. Se méfiant des Soviétiques pour toutes les histoires de vols qu’il avait entendu, Jean voulut sortir de sa cage. Ses yeux se posèrent sur une mitrailleuse. Il s’en empara, attrapa l’un des arceaux qui encadrait le véhicule et s’y hissa pour se mettre debout. Les déflagrations avaient cessé. La tête entre les barreaux de sécurité, il vit des corps étendus sur le sol et reconnut l’uniforme des soldats russes et le costume rayé à l’étoile jaune[2].

Ils avaient repris la route.


[1] Véhicule militaire américain avec six roues motrices

[2] Parfois, les déportés juifs, déplacés des camps concentrationnaires, attendaient des semaines avant d’être rapatriés la plupart du temps par wagons à bestiaux. Certains, las d’attendre, empruntaient des circuits non « officiels » pour rentrer chez eux, et croisaient la route des Alliés. Les plus affaiblis et les plus chanceux, étaient transportés sur des civières, par avion.

6 août 2015

15 minutes de gloire

Un petit article m’a été consacrée.

Pour le moment, mes romans ne sont plus disponibles (je suis à la recherche d’une maison d’édition). L’expérience fut amusante. 

Portrai d'artiste - Copie

10 juillet 2015

En cours d’écriture…

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,Tome 2 Les Amants du Crépuscule,VAMPIRES — carrelapresad @ 10 h 28 min

Je suis en pleine séance d’écriture (une scène d’amour – sexy torride qui se termine dans le sang).

Bref… 

Je ne peux pas écrire sans musique. 

Voici la web-station que j’écoute en ce moment : 

http://play.nrj.fr/nrj/nrj-50-nuances-de-grey.html

Je mettrais un extrait si je le trouve soft.

 

8 juillet 2015

Petit extrait… Tome 2

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,Tome 2 Les Amants du Crépuscule,VAMPIRES — carrelapresad @ 11 h 01 min

Le Tome 2 avance bien. J’ai fini un chapitre qui me tenait à coeur – très difficile – alors pour compenser, voici un extrait un peu plus léger. 

 

En maîtresse des lieux, Ilsa flânait dans les couloirs de la grande maison vide, avec l’espoir de se détendre sans y parvenir. Elle savait que le retour de Lilith était imminent et elle ne tenait pas à ce que cette dernière la trouve en train de fouiner dans les pièces interdites. Çà, elle le faisait durant la journée. Enfin, les endroits accessibles, car certaines chambres étaient mises sous clé/verrouillées. La jeune mortelle avait déjà essayé les robes en soie, les parures de pierres précieuses et s’était contemplée pendant des heures, défilant dans la demeure avec son ombre pour seul public. La bâtisse lui appartenait, du moins pour quelques instants furtifs.

Ilsa pénétra dans ses appartements, immaculés comme tout pouvait l’être ici, et s’installa devant le miroir de sa coiffeuse. Le monde tournait dans sa tête : quels étaient les projets de Lilith la concernant ? L’Egyptienne ne lui avait rien promis, elle avait toujours été franche et claire sur ses intentions. Dans trois semaines, elle accoucherait. Qu’adviendrait-il d’elle après ? Ilsa avait peut-être une carte à jouer. Elle ne voulait pas se tromper.

Elle enviait Lilith et l’admirait autant qu’elle la redoutait. Elle avait trouvé en elle une femme forte, un modèle dont elle pourrait s’inspirer. En apparence, son choix de la suivre paraissait étrange et dangereux mais elle était satisfaite. Elle sourit à son reflet et se saisit de la brosse. Elle comptait prendre le meilleur de ce que lui proposerait la démone – si elle faisait abstraction des humiliations et des brimades. Que pouvait-elle espérer de mieux ? Elle s’en était plutôt pas mal sortie : la misère, elle habitait une belle maison, sortie de la crasse, de la peur, des sévices que lui infligeait son oncle. Une belle maison et en sécurité, hygiène. C’était bizarre mais la présence de Lilith ne lui faisait pas peur, ne la laissait pas indifférente. La déesse noire était attirante, avec ses longs cheveux noirs, sa bouche pulpeuse. D’autant que les hommes la répugnaient pour le peu qu’elle ait eu à les côtoyer. Elle grimaça. Le bébé gigotait dans son ventre. Elle haïssait ce petit être qu’elle n’avait pas désiré, mais il était sa porte de sortie, sa planche de salut. Elle en avait honte, tant pis. Elle profitait de sa mésaventure/de ce que la vie lui offrait en opportunités/de son infortune Elle tirait parti de son infortune… grâce à lui, elle était bien traitée. Du moins, pour le moment.

Une porte claqua. Lilith était rentrée et Ilsa comprit qu’elle n’était pas de bonne humeur. Avec un sourire ironique, la jeune femme se précipita vers le salon pour se poster à l’endroit habituel, dans une posture de soumission comme l’exigeait la vampire : à genoux, les fesses posées sur les talons, la tête baissée et les mains bien à plat sur le sol. À cause de son ventre énorme, Ilsa avait de plus en plus de mal à garder cette position. À bout de souffle, elle vit les chaussures de sa maîtresse passer sans s’arrêter, puis faire demi-tour.

– Mets-toi debout !

Ilsa s’exécuta, les yeux toujours baissés.

– Approche.

La future mère obéit ; avec un mélange d’appréhension et d’excitation, elle observa Lilith se mordre le poignet d’où jaillit un filet de sang. L’Egyptienne l’attrapa par les cheveux et la força à basculer sa tête en arrière.

– Bois !

Les yeux rivés à ceux de la démone, elle demanda :

– Vous allez me transformer ?

– Pas encore, pas maintenant. J’ai encore besoin de toi dans ta forme humaine. C’est pour le bébé que je fais ça.

Ilsa ne dit rien, elle se contenta de porter la blessure à ses lèvres et de goûter la substance qui en ruisselait. D’abord âpre sur sa langue, le liquide devint agréable et sucré pour enfin lui tourner la tête et l’enivrer. Elle se dégagea de la poigne de Lilith et suça amoureusement la plaie. Puis, prise d’un élan charnel, elle caressa le long bras blanc, remonta vers le creux de l’épaule et, après un instant d’hésitation, juste un instant, elle lui sourit avant de l’embrasser. Au lieu de la repousser comme Ilsa le pensait, Lilith entrouvrit les lèvres, l’attira plus près et leurs langues s’entremêlèrent dans un torride baiser. 

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21 avril 2014

A paraitre

Couverture livre Amants

Voilà mon nouveau bébé qui pointe le bout de son nez (comme qui dirait, les premières échographies de sa frimousse).

 

Bientôt, j’espère, je pourrais partager avec vous d’autres images (focus de la couverture à venir – créée par une artiste de talent : Meridian).

 

Le livre (Tome 1 d’une saga intitulé Les Amants du Crépuscule) dont des extraits sont encore disponible sur mon blog, devrait voir le jour dans un mois.

J’ai hâte…

20 décembre 2013

Voeux

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,Tome 1 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 12 h 03 min

Un peu absente ces temps-ci (je suis en pleine réécriture et corrections du tome 1) je vous souhaite à tous de bonnes fêtes. 

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Voeux  dans R.J. Carré-Lapresad 699949NOELANIM1

23 octobre 2013

Chapitre 7 – 3ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,SORCIERES,Tome 2 Les Amants du Crépuscule,VAMPIRES — carrelapresad @ 21 h 46 min

Chapitre 7 - 3ème partie  dans R.J. Carré-Lapresad 200001_paris_rue_saint_blaise-200x300

 

 

 

            Alexandre venait d’arriver dans cette rue pavée qu’il avait traversée la veille avec Elodie. Il avança un peu à la recherche d’une place pour se garer et dut s’éloigner quelque peu de la maison de ce type. Il fit le chemin qui le séparait de celle-ci à pieds, ce qui lui permit de faire le point, remuant toutes ses idées folles dans sa tête. Il approchait, les yeux scrutant les numéros impairs qui s’égrainaient un à un, à rebours. Il arriva enfin à la hauteur de la maison : elle n’avait rien de particulier. Une porte, encadrée par deux fenêtres, et à l’étage, deux autres fenêtres.

Les oiseaux chantaient dans l’arbre qui ondulait à l’ombre près de lui. Sous le soleil dominical, il se sentit soudain un peu ridicule. Il contempla la maison et secoua la tête : il n’était plus sûr de lui. Il allait repartir quand les propriétaires de la maison mitoyenne sortirent de chez eux. Alexandre s’avança vers le couple et les salua :

            « Bonjour, je vous prie de m’excuser mais j’attends mon ami… Il habite la maison à côté de la vôtre et je n’arrive pas à le joindre. Je me demandais si vous l’auriez vu sortir ?

            -Oh, Monsieur DELCOURT ? Il est très rare que nous le voyons la journée. (La femme s’arrêta pour lui répondre et lui sourit. Son mari s’éloigna vers son véhicule, la laissant seule avec Alexandre, non sans lancer un regard méprisant au jeune homme.) Il travaille la nuit ! et je suppose qu’il doit dormir à cette heure-là !

            -Non, c’était son jour de congé… (Alexandre avait un peu honte de mentir, mais il devait se justifier, pour ne pas paraitre suspect.) On devait se rejoindre chez lui. Tel que je le connais, il doit encore être au lit. Je vais essayer de le rappeler. Merci ! »

            La femme le salua et s’éloigna rejoindre son époux qui l’attendait dans la voiture.

            Alexandre sortit son téléphone et fit mine de composer un numéro puis porta le portable à son oreille. Il se posta sur le trottoir opposé, face à la maison. Et attendit. Une fois que la voiture du couple s’était suffisamment éloignée, il courut à sa voiture, bondit à l’intérieur et entama une dangereuse marche arrière. Jusqu’au stationnement laissé vacant par le véhicule du couple. Il ne pouvait pas revenir à la nuit tombée pour s’assurer que ce type quittait bien son domicile. Et s’il ne sortait pas ? Il préférait s’en assurer et attendre devant la maison. Lorsque ce type sortirait, s’il sortait durant la journée, ou à un tout autre moment, il… hé bien ! Ensuite… Il avait peur de se l’avouer mais il savait qu’il pénétrerait par effraction chez lui.

 

Chapitre 7 – 2ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,SORCIERES,Tome 2 Les Amants du Crépuscule,VAMPIRES — carrelapresad @ 21 h 43 min

 

 

            Ça tournait dans sa tête depuis son réveil, comme un voyant qui se serait allumé dans son cerveau. Alexandre s’était installé devant la télévision, avec un plateau repas : cannette de soda et sandwich jambon-fromage-salade fait maison ! Devant lui, défilaient les images animées d’un feuilleton auquel il ne comprenait rien. Son esprit était ailleurs. A ressasser les souvenirs de la soirée de la veille : le visage de ce type, le regard de Céleste. Ce n’était pas tant la jalousie qui le tiraillait que l’impression que lui avait laissé ce type, qui le faisait tiquer. Il avait mal dormi – alors que les retours de boite le laissaient sombrer dans un profond sommeil. C’était comme si quelque chose voulait l’alerter ! c’était la raison pour laquelle il avait suivi le taxi. Sa nuit agitée avait confirmé son impression.

Une fois son sandwich avalé, il chercha sur internet dans un annuaire électronique : une adresse, il obtint un nom. Julien DELCOURT. Mais il n’était pas satisfait… Ce nom sonnait faux à son oreille. Avec sa tête ! Non, il ne pouvait pas réagir ainsi, il n’aimait les préjugés !

            Il se rendrait sur place. Et il aviserait !

 

 

*  *  *

 

 

            Décidément, je trouvais ces photos étranges. J’avais zoomé, corrigé la lumière et les ombres, mais en étais arrivée aux mêmes conclusions : quelque chose clochait !

Je les avais imprimées sur papier mat, pour en atténuer les reflets. Seulement, rien n’y faisait ! La peau de ce type était nacrée, prenant étrangement la lumière. Ses yeux semblaient renvoyer l’éclat des lampadaires alentours. Ils n’étaient pas rouges comme auraient pu l’être des yeux bleus, mais emplis de paillettes mordorées. Le phénomène se répétait également sur le petit film que j’avais fait. Et sur la dernière photo, il apparaissait clairement qu’il regardait dans ma direction : le léger sourire sur ses lèvres m’était adressé !

            Je me levai et me dirigeai vers le salon, mes photos en main.

            « T’en penses quoi ? (Je respirai profondément, sentant que la situation était explosive. Je devais désamorcer la bombe que j’avais moi-même confectionnée.)

            -Tu es décidée à me reparler !

            -Bichette ! Tu sais que je ne peux pas résister à ton charme naturel. (Je lui fis un clin d’œil et m’approchai d’elle pour mettre fin à notre guerre).

            -Tu peux me dire alors ce que tu fais avec ces photos depuis toute à l’heure ?

            -Justement… Tu en penses quoi ? » (Je lui tendis les clichés et les agrandissements.)

            Après quelques minutes à les examiner, elle m’annonça.

            « Il est pas mal. Même plutôt sexy ! (Elle leva les yeux vers moi et me sourit. Avec une tape sur l’épaule, je lui tirai la langue.) Argh ! OK… Je le trouve louche, ton type… Regarde celle-là ! (Elle me tendit l’agrandissement où on le voyait, les yeux fixés sur l’objectif, comme s’il posait, un sourire au coin des lèvres.)

            -Je crois qu’il m’a vu le prendre en photo ! Du coup, c’est moi qui passe pour une fille excentrique !

            -Oui, oh ! Et il n’aurait pas tort ! T’es tout de même bizarre. Aller jusqu’à le photographier !

            -Je sais… Mais que veux-tu ? Je suis littéralement attirée par lui ! Il me plait, c’est sûr, mais, il n’y a pas que ça ! » (Je soupirai et baissai les yeux. J’essayais de comprendre les sentiments ambigus qui m’assaillaient. J’étais partagée entre fascination et peur. Comment pouvais-je expliquer cela à Pauline ? Je levai les yeux vers elle : il semblait clair pour elle que je devais l’oublier.)

 

Chapitre 7

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,SORCIERES,Tome 2 Les Amants du Crépuscule,VAMPIRES — carrelapresad @ 21 h 40 min

 

Disparition

 

Chapitre 7

 

 

 

‘IL’ a encore frappé

 

 

 

Alors que la famille était réunie autour des jeunes mariés pour fêter le mariage qui venait d’être célébré, une fillette de cinq ans a échappé à la vigilance de ses parents.

La police fouille les alentours de la salle de réception. Elle ne donne, pour l’instant,…

 

 

 

            J’étais penchée sur l’ordinateur, mon portable était relié à celui-ci par le cordon d’alimentation noir. J’avais déjà chargé dans mon PC les clichés que j’avais faits la veille. J’étais tellement absorbée que je n’entendis pas Pauline qui arrivait dans mon dos, à pas feutrés.

            « Je te surprends à rêvasser. (Je sentis ses doigts dans mes côtes.)

            -T’es vraiment stupide. Tu m’as fait peur ! (Je levai la tête pour la regarder, la main sur le cœur.) Heureusement que je ne suis pas cardiaque, car tu aurais eu ma mort sur ta conscience !

            -Poufff ! Arrête ! Qu’est-ce qui te passionne comme ça ?

            -Heu… rien. (J’avais ouvert un autre fichier, comme si de rien était.)

            -Oh, tu fais tes comptes !

            -(Un coup d’œil rapide au fichier ouvert.) Oui, ça me passionne, comme tu vois !

            -Moui ! » Pauline me lança un regard étrange, mélange de doute et d’inquiétude.

            Je vis que ses yeux scrutaient les onglets ouverts sur mon PC… et elle constata que mon téléphone portable était connecté à l’ordinateur. Ses lèvres s’étirèrent sur le côté en une grimace étrange et elle soupira.

            « C’est quoi ton problème ?

            -Je… J’ai pas de problème. Juste que… Je… c’est juste que je tique un peu sur ce type !

            -Celui de l’autre soir ? T’abuses… Je pensais qu’Alex te manquait.

            -Oooh ! Ça n’a rien à voir… Lâche-moi un peu, tu veux ! 

            -Hé ! ça va ! Je te dis ça, comme ça ! Mais c’est la première fois que je te vois autant attirée par un mec… » Elle balança sa main en l’air, balayant l’atmosphère pesante qui régnait dans la pièce, et s’éloigna en râlant.

            J’avais été dure, je m’en rendais compte. Mais je sentais que la perte d’Alexandre me pesait plus que je ne l’osais me l’avouer. Pauline s’inquiétait pour moi et là aussi, son intrusion dans ma vie privée devenait trop pressante. Elle réagissait comme une mère ! Ça me devenait insupportable ! C’était l’histoire de ma vie : je ne supportais pas que l’on s’attache trop à moi ! Je souris : nous étions bien assorties, Pauline et moi ! Entre mes parents disparus et ses parents absents ! Nous essayions de nous construire… sur des bases légèrement instables. Nos relations aux autres ne seraient définitivement pas faciles !

 

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