Imagine ère

5 septembre 2013

Chapitre 4 – 4ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,VAMPIRES — carrelapresad @ 10 h 13 min

               Elizabeth dormit très mal cette nuit-là.

            Elle revoyait, dès qu’elle fermait les yeux, cette Lune noire. Elle s’agitait, réfléchissait, s’obstinant, même dans son sommeil, à trouver une réponse. Car cette éclipse portait un message. Cette Lune noire signifiait la mort dans l’esprit d’Elizabeth…

            Elle le voyait avaler la lumière, obscurcir le ciel et étendre sa noirceur sur la vie. Elle se voyait engloutie par cette obscurité. Et mourir.

            Elizabeth suffoqua.

            Dans la pièce, les ombres s’allongeaient, la nuit gagnait sur la clarté, diffusant sur les meubles ses vibrations néfastes. Rétrécissant la pièce. La rendant oppressante.

            Puis, progressivement, Elizabeth se calma. Respira lentement.

            Mais dans son rêve, la Lune Noire la surplombait.

            Un miaulement… Elizabeth sursauta.

       Non, pas un miaulement… Mais… Son cœur se comprima dans sa poitrine.

            Un cri d’enfant !

3 septembre 2013

Statistiques !!!

Classé sous R.J. Carré-Lapresad — carrelapresad @ 12 h 25 min

Nous sommes 24 sur le blog.

Ferez-vous mieux que le 20 août ??? Vous avez été nombreux : 200 vues rien qu’en une journée. 

Statistiques !!!  dans R.J. Carré-Lapresad 1ee009f8413c206e7fb84a1936d887108e3fa-300x222

Statistiques !!!

Classé sous FANTÔMES,R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,SORCIERES,VAMPIRES — carrelapresad @ 12 h 22 min

Depuis un mois, vous êtes nombreux sur mon blog !!!

J’en suis ravie… 

A l’heure actuelle, nous sommes 19 visiteurs !!! Et 2755 vues !!!

Si je pouvais voler, je serais sur un nuage… 

N’hésitez pas à me laisser un commentaire. 

Néanmoins, je vous remercie de revenir pour suivre les aventures de Céleste et Declan. 

Statistiques !!!  dans FANTÔMES coeur-explosion-wallpaper-1920x1200-300x187

Chapitre 4 – 3ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,VAMPIRES — carrelapresad @ 12 h 12 min

Les XXX, c’est parce que je réfléchis à un nom de famille…

Si vous avez des suggestions… A vos claviers !

Chapitre 4 - 3ème partie dans R.J. Carré-Lapresad journaux

Elizabeth était fière de son article, cela faisait quatre ans qu’elle était pigiste et ne s’était occupée depuis lors, que de mise en page, corrections rapides et de petits articles. XXX lui avait confié un petit glossaire, en introduction aux petites nouvelles fantastiques qu’il avait écrites, espérant fidéliser une certaine clientèle durant les vacances d’été. Elle était fière ! mais ce fut avec un peu de stress qu’elle le déposa sur le bureau du rédacteur en chef. Elle regarda avec appréhension XXX entrer dans la petite pièce, après avoir accompagnée la stagiaire dans les locaux pour les présentations. Quand elle vit la porte s’ouvrir, elle baissa la tête instinctivement. A l’appel de son prénom, son cœur s’emballa comme une collégienne convoquée chez le proviseur. Elle s’engouffra dans le bureau de son chef, qui ferma la porte derrière elle.

« Elizabeth. C’est trop long ! Tu comprendras que je ne peux décemment pas te rémunérer sur ces trois feuillets… Il faut que tu fasses plus court ! »

Elle leva les yeux, le regardant sans rien dire. Acquiesça de la tête et sortit.

            17h00

            Bertrand attendait, assis dans son fauteuil, le journal à la main.

            « Ah, non ! Tu ne lis pas ce torchon.

            -Torchon pour lequel tu travailles, ma chérie. » Il leva les yeux vers son épouse qui venait de rentrer. Elle semblait remontée. Il n’osa pas lui demander ce qui n’allait pas, mais elle le devança, s’asseyant lourdement sur le canapé, près de lui.

            « Tu sais ce qu’il est allé me dire ! (Bertrand sut qu’elle parlait de son boss.) Que le papier que je lui ai présenté était trop long… Trop long ! à peine 3 pages ! Il veut que je le raccourcisse ! Pour faire gagner quoi au journal…

            -Tu étais aux anges lorsqu’il t’a demandé cet article et là, tu le descends.

            -Argh ! oui ! Je sais… je devrais me contenter des miettes qu’il me laisse ! Surtout qu’il vient de licencier Ingrid et Vincent. A la place, il va se servir d’une stagiaire et de moi comme bouche-trous ! »

            Bertrand lui sourit et referma son journal. Quand elle sauta sur l’article en première page :

            « Un croissant de Lune ! J’ai déjà vu ce symbole quelque part.

            -Tu ne vas tout de même pas te mettre à croire ces trucs-là !

            -Non. Je ne dis pas que j’y crois… mais… (Ses yeux se posèrent sur la photo de l’enfant disparue.) Tu penses que l’on peut influencer quelqu’un… Je veux dire, avec tout ce que l’on entend à la télé, à la radio, et ce qu’on lit dans les journaux. Tu crois qu’une personne peut être influencée par toute la violence que l’on voit à la télévision au point d’avoir des idées de meurtres.

            -Pas une personne saine d’esprit ! Non, d’ailleurs, je pense qu’aucun HUMAIN digne de ce nom ne puisse être influencé par les nouvelles de ce monde… Arrête de te torturer (Il se leva et attira sa femme dans ses bras) Je crois, qu’en ce moment, avec ces disparitions d’enfants, l’ambiance au journal n’est pas bonne pour toi. Etre constamment plongée dans ces évènements… Tu as besoin de prendre du recul… de vacances ! »

            (Elle s’écarta de lui.)

            « Pour être seule, ici… A ruminer ! »

            Elle s’éloigna et partit en cuisine pour préparer leur repas.

            Où était cette jeune femme pleine de vie qu’il avait épousée. Elle était bouleversée par tous ces évènements, cela faisait remonter en elle des traumatismes que Bertrand pensait enfouis très profond. Ses fausses couches, l’annonce de son infertilité et les Fécondations InVitro qui n’aboutissaient pas ! Il sentait en elle cette culpabilité grandissante qui n’avait pas lieu d’être.

Venez maintenant se greffer à tout cela, la disparition de ces enfants… Maintenant, ces meurtres ! 

Chapitre 4 – 2ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 12 h 08 min

Je lui tendis la main, qu’il serra et me fit faire le tour de ses employés. Il y avait Elizabeth MALMERE – la pigiste, jeune femme noire d’une beauté incroyable, j’en étais jalouse ; Richard DUPUIS et Véronique LAFONT, journalistes ; Loïc LEVASSEUR, le maquettiste – j’appris plus tard qu’il était le petit ami de Camille.

« Vous serez chargé de la documentation et de l’illustration. Camille va vous guider dans vos démarches, les premiers jours. Elle vous fera signer les contrats, également. »

Camille fit un signe de tête. Puis le rédacteur en chef disparut dans son bureau.

« En d’autres termes, tu l’auras compris, tu remplaces Ingrid et Vincent, à moindre frais !

-Il est au courant que mon stage ne dure que trois semaines. »

Elle hocha les épaules et n’ajouta rien. Je lui souris. Mais un long soupir me vint lorsque mes yeux se posèrent sur les deux bureaux fraichement vidés par leurs occupants. 

Chapitre 4

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS — carrelapresad @ 12 h 07 min

J’étais comme une pile électrique, survoltée à l’idée de retrouver mon amie au journal. Le premier jour de stage commençait également, ce qui ajoutait à mon stress. Mais pouvais-je appeler cela du stress ? Non, c’était le changement, qui venait couper la routine de ma vie monotone, que je craignais… largement compensé par mes retrouvailles avec Camille.

J’arrivais aux portes du journal. Et en entrant, je me rendis compte d’être un peu en avance… Vingt minutes auxquelles le rédacteur en chef aurait certainement voulu que je n’assiste pas. En effet, lorsque je pointais mon nez, deux personnes étaient en train de faire leur carton.

Je vis Camille, assise à son bureau, qui me faisait des petits signes. J’approchais la tête basse, sentant que ma présence gênée, non sans lorgner quelque peu sur les deux personnes vidant leur bureau.

Camille me fit un grand sourire, avec un peu de retenu – la connaissant, elle était plutôt du genre ‘grande effusion’ – et me murmura :

            « Comment tu vas, ma grande ?

            -Bien… Mieux que certains. » Je fis un signe de tête en direction des personnes quittant maintenant les locaux.

            « Argh ! Oui, c’était Ingrid, la documentaliste, et Vincent, l’iconographe, qui viennent d’être licenciés… C’est moche, je sais. Mais il faut savoir que la presse est en crise, ma belle !

            -J’en ai conscience. Tu n’es pas la première à me le dire… Pour moi, ce n’est qu’un stage. Ça me permet d’en faire le constat, c’est tout.

-Oooh ! chienne ! Je pensais que tu étais là pour moi.

-Oui… un peu, ma bichette. »

Nous fûmes interrompues dans notre fou rire par un raclement de gorge intempestif. 

30 août 2013

Chapitre 3 – 4ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS — carrelapresad @ 12 h 05 min

Quelques minutes plus tard, dans la salle de réunion :

« Alors, où en êtes-vous avec le corps ? » Bellay désigna une chaise sur laquelle Joséphine s’assit.

« Eh bien, j’ai terminé mon autopsie. Ce que je peux en dire… c’est qu’il n’a rien à voir avec le corps que l’on a retrouvé dernièrement ! Il y a des similitudes, mais légères. Les deux victimes ont été retrouvées exsangues, certes. Mais, pour la première, pas de signe d’agression, contrairement à la seconde victime qui porte un gros hématome au niveau du crâne. Ce qui lui a été fatal ! J’attends les résultats des analyses toxicologiques pour savoir si on a drogué la première victime. Mais pour la seconde, je pense qu’il n’a pas eu besoin. Ensuite, je peux affirmer que le corps a été déplacé… et qu’une incision a été faite au niveau de la veine jugulaire ; c’est probablement par là qu’il a ponctionné le sang.

-Il aurait pu faire ça dans un endroit spécial… (Le lieutenant Victor Seth prenait des notes, levant de temps à autre les yeux de son calepin pour partager ses réflexions souvent très justes.)

            -Ou dans un véhicule adapté. L’appareillage est conséquent mais dans un fourgon, c’est possible avec un drain et un pompe centrifugeuse.

            -Il fait du bruit, cet appareil ?

            -Oui, un peu.

            -Autre chose ? (Bellay avait le visage fermé, comme à son habitude lorsqu’il dirigeait une enquête. Voyant que Joséphine en avait terminé, il tourna son regard vers sa nouvelle recrue : Vanessa Castela.)

-Oui… Concernant les deux victimes : rien ne correspond ! Et en ce qui concerne les disparitions, non plus. Il semblerait que ce soit aléatoire. Comme sous l’emprise d’une violente impulsion. Pourtant, le profil de notre assassin serait plus méthodique, rigoureux dans sa pratique.

-Je confirme… Les incisions faites sont nettes et précises.

-Alors, pourquoi avoir abandonné ce cadavre ?

-Je ne dirais pas ‘abandonner’ mais mis en scène. Comme s’il voulait jouer avec nous, nous signaler qu’il était passé à l’étape supérieure de sa démarche, quelle qu’elle soit ! Et concernant la carte, Simon ?

-Une éclipse… Seulement, je n’ai rien d’autre. Aucune secte, religion, ni revendication !

- Ce dessin n’est pas là par hasard. Quel message feriez-vous passer à travers cette éclipse ? (Bellay avança au bord de son fauteuil, les coudes sur son bureau.)

-La Fin du jour, et je n’ai pas dit du Monde. (Simon ajusta ses lunettes qui glissaient sur les arêtes de son nez.)

-La mort… (Bellay se tourna vers Joséphine et acquiesça. Simon, quant à lui, ne put détourner son regard. Joséphine lui sourit, un peu gênée, et poursuivit. Avec son nez droit et fin, son visage étroit et son sourire parfait, il aurait pu être l’homme idéal selon Joséphine. Mais elle n’aimait pas les intellos fondus de technologie. Et Simon était un spécialiste en électronique fondu de Joséphine.) Une punition intime, vue le contexte – la mort par arme blanche, dans le creux du cou, comme un dernier baiser. Ça se veut intime, presque sexuel.

-Des pulsions sexuelles ? Oui… ça se tient. De même que la mise en scène. » Bellay se leva, bientôt suivis par les membres de son équipe. « Bon, Victor… voyez si vous ne trouvez pas des traces de pneus. Simon, cherchez les vols de matériels médicaux dans les hôpitaux, les morgues, les hospices… »

Puis, une fois la porte de son bureau fermée, Bellay murmura pour lui-même : « Moi, je vais affiner le profil de notre cinglé ! »

Chapitre 3 - 4ème partie dans R.J. Carré-Lapresad 220px-criminal-minds.svg_

29 août 2013

Chapitre 3 – 3ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS — carrelapresad @ 11 h 54 min

Elle remit des gants propres et tâta l’abdomen : il était gonflé mais pas encore vert… Elle prit un scalpel sur le chariot en inox et commença son incision sous le creux du plexus. Elle fit glisser son instrument sur la peau vers l’estomac d’où s’échappèrent les gaz produits par la flore microbienne et les bactéries de la putréfaction. Elle écarta la peau, prit une pince costotome pour ouvrir le thorax qu’elle déposa sur un autre chariot, et examina les poumons… Tout lui semblait normal. Elle prit délicatement l’estomac à pleine mains, le pesa et examina son contenu. Après s’être fait craquer les vertèbres cervicales dans un mouvement de rotation, elle fit quelques prélèvements en vue d’analyses toxicologiques. « Bon, il est temps de faire ce rapport écrit… » On venait de la biper. « Il est synchro, Bellay ! »

Elle sourit pour elle-même et retira gants et blouse.

 

Chapitre 3 – 2ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS — carrelapresad @ 11 h 53 min

            « Bon ! Voyons ce que tu as à m’apprendre sur toi, ma belle ! »

            Le médecin-légiste fit glisser ses doigts sur le corps nu à la peau grisâtre. Elle tira vers elle la lampe sialytique, ajusta ses lunettes et enclencha le magnétophone :

            « Femme de race blanche, 1 mètre 60 environ, 76 kilos… cause du décès : perte conséquente de sang… Le corps n’a pas encore dépassé le stade de la rigidité cadavérique… On peut aisément voir des ecchymoses sur les poignets et les genoux… (Elle examina le flanc droit du cadavre.) La peau est bleutée au niveau du haut de la cuisse. Ce qui coïncide avec les marques sur les genoux : elles sont dues à une chute brutale. On l’a prise par surprise ! (Un regard sous les aisselles et au creux des genoux.) On l’a déplacée. (Ses doigts remontèrent vers la plaie.) Aucune trace de sang autour de la plaie qui a été faite avec un objet tranchant. L’incision est nette et précise : le genre d’incision faite par un scalpel… » Joséphine se redressa et étendit ses bras en arrière pour étirer ses épaules. Quelque chose clochait. Elle n’aimait pas cela. « La blessure à la gorge a été faite post-mortem. » Elle tira la lampe et la plaça au-dessus de la tête du corps inerte. Penchée sur le crâne, elle fouillait dans les cheveux. « Bien vu ! » Sous ses doigts, le cuir chevelu était maculé de sang séché, l’os du crâne semblait enfoncé. Joséphine prit un scalpel, puis commença par inciser le cuir chevelu et finit par l’ouvrir comme un livre, laissant les deux parties retomber de chaque côté des oreilles. Elle se pencha au-dessus du crâne. Sur ses lèvres, une petite grimace de satisfaction : son diagnostic était le bon. Elle prit ensuite une petite scie circulaire, qu’elle mit en route : elle détestait ce bruit d’outillage ! Dans un geste précis, elle entama la boite crânienne qu’elle ouvrit entièrement. Délicatement, elle désolidarisa les deux morceaux du crâne. Il y eut un petit bruit de succion auquel elle ne prêta pas attention. Elle observa la calotte osseuse et continua son rapport : « Je constate une fracture avec enfoncement au niveau de l’os pariétal, ce qui a engendré un hématome épidural avec accumulation de sang entre l’os du crâne et la dure-mère… Le cerveau est sacrément amoché ! (Elle s’éclaircit la gorge.) Pardon…Le coup sur la tête lui a été fatal. » Elle devait procéder ensuite à l’analyse du contenu de l’estomac, afin de reconstituer les derniers moments de sa vie. Mais avant… Elle retira ses gants, prit un petit bocal blanc qu’elle ouvrit, y plongea son index et en sortit une substance blanche et brillante qu’elle appliqua consciencieusement sous la base du nez. L’odeur de la mort… Son cerveau en frissonnait encore ! Elle avait été surprise de la facilité avec laquelle elle avait abordé ses premiers cadavres, mais l’odeur de la mort… Les brulés, les noyés… chaque cadavre avait sa propre odeur : une odeur de pourriture, de moisissure… Et lorsqu’il fallait ouvrir leur estomac, percer ce sac putride de viande décomposée : l’abdomen en putréfaction ! Aucun mot ne pouvait décrire ce que Joséphine avait ressenti. Deux heures après sa première autopsie sur un noyé, elle en vomissait encore ! L’odeur de décomposition était restée accrochée à elle, sur ses cheveux, sa peau… Pire ! dans les fibres de son nez, ses synapses, imprimée dans son cerveau… 

28 août 2013

Chapitre 3

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,SORCIERES — carrelapresad @ 11 h 03 min

Chapitre 3  dans R.J. Carré-Lapresad eclipse-lunaire-3

Extrait d’un article du Journal paru le 20 mai

 

Le corps d’une jeune femme a été retrouvé dans une ruelle. Peut-il s’agir d’un meurtre rituel ? Tout porte à le croire : la mise en scène du cadavre et cette carte étrange près du corps inerte.

Est-ce l’étape suivante à ces disparitions encore non-élucidées ? […] 

 

 

            Il faisait froid dans cette pièce malgré la chaleur qui régnait à l’extérieur. Etait-ce le blanc du carrelage aux murs ou la proximité de la chambre froide ?

De toute manière, Joséphine avait toujours froid quand elle entrait dans ce lieu. Pourtant, elle l’aimait, ce lieu lugubre et glacial. Même si d’autres le trouvaient bizarre. En tout cas, les gens avec qui elle travaillait ne se plaignaient jamais… Et c’était plutôt normal ! puisqu’elle était médecin-légiste !

            Plus d’un de ses ex (enfin si on pouvait appeler ainsi les hommes qui passent) se moquaient de son boulot, et plus d’un l’avaient certainement fréquentée pour savoir si elle était aussi froide que les cadavres qu’elle autopsiait !

Elle aurait pu quitter son métier pour un de ces charlots, mais pas un n’était assez bien pour cela. Car c’était vrai, elle aimait son métier.

Elle aurait pu choisir une autre voie, royale, celle de la chirurgie, mais durant ses années de fac, elle s’était prise à avoir peur… peur de l’erreur médicale, peur de voir mourir ses patients sous ses doigts. Alors elle était devenue médecin-légiste ; et elle y excellait !

Elle adorait découvrir des indices cruciaux et être à l’origine de certaines investigations…

            Joséphine se pencha sur le cadavre d’une jeune femme allongée sur la table d’autopsie. Elle approcha son chariot sur lequel elle avait disposé ses ustensiles et enfila ses gants en latex. 

 

 

 

 

 

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