Imagine ère

1 octobre 2013

Chapitre 6 – 6ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,VAMPIRES — carrelapresad @ 13 h 30 min

« Aaah ! Te voilà enfin ! »

            Pauline bondit sur moi, les mâchoires serrées.

            Je comprenais qu’elle puisse être en colère après moi. Il fallait que je me sorte de là par une pirouette.

            « Ce n’était pas une bonne idée, finalement ! Alexandre et sa pétasse… Je n’en pouvais plus. Je suis sortie !

            -Et tu as échappé au pire ! J’ai failli vomir ! » Elle me regarda et sut qu’elle ne devait pas aller plus loin dans ses explications. « Mais tu aurais pu me prévenir… Je t’ai cherché partout ; je commençais à m’inquiéter !

            -Pardon ! Je n’avais plus toute ma tête ! 

            -Et ton beau gosse !

            -Lui, c’est pareil ! Sans commentaire ! »

            Je la regardais et mis un doigt devant ma bouche grande ouverte pour faire semblant de vomir. Elle haussa les épaules tout en m’entrainant par le bras.

            « Cette boite est nulle ! Les gars y sont trop cons ! Laisser deux belles créatures comme nous pour sortir avec des poux ! C’est qu’ils n’ont rien compris ! »

Elle me regarda et nous nous mîmes à rire. 

Chapitre 6 – 5 ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,VAMPIRES — carrelapresad @ 13 h 29 min

Alexandre avait été entrainé, bien malgré lui, sur la piste. Elodie le serrait si fort qu’il sentait le battement de cœur de la jeune fille sur sa propre poitrine. Elle se trémoussait, faisant glisser ses mains sur les cuisses fermes du jeune homme, prenant soin de se faire remarquer de tous et surtout de Céleste. Il avait conscience de ce petit manège. Et il détestait ça ! Il savait qu’elle agissait ainsi pour rendre Céleste jalouse… mais qu’avait-elle à y gagner ?

Il avait surpris le regard de son ex : Céleste était devenue rouge vif ! Il la connaissait plutôt bien pour savoir qu’elle bouillonnait à l’intérieur et qu’elle se contenait pour ne pas exploser. Elle se contenta de faire volte-face, prenant sur elle. Lorsqu’elle fut bousculée par un couple… Et là, il n’avait pas compris sa réaction. Etait-elle en colère de s’être fait humilier par Elodie ? Il l’avait vu suivre le couple des yeux ; le jeune homme lui avait même fait un clin d’œil. Et ce regard que ce type posait sur Céleste ! Alexandre sentit la rage monter dans ses entrailles. Pourquoi était-il jaloux ? Son orgueil de mâle venait-elle d’en prendre un coup ? Son esprit de conquête et de propriété, oui ! Mais Céleste n’était plus à lui… Et ce fut pire lorsque Céleste suivit le couple à l’extérieur.

Qui était cet homme qui semblait ainsi troubler Céleste ?

 

 

Chapitre 6 – 4ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,VAMPIRES — carrelapresad @ 13 h 28 min

Je me dépêchais de traverser le pont qui séparait les deux rives et m’installai face à la boite de nuit, le couple dans ma ligne de mire. Je sortis mon portable et le braquai sur l’inconnu. Un frisson me parcourus : l’adrénaline montait dans mes veines avec le stress de me faire repérer. Je me mis à les filmer quelques minutes et pris plusieurs clichés. Ils étaient enlacés, innocemment. Afin, aussi pudiquement que pouvait l’être un couple dans leurs ébats.

            Je visionnai les photos que j’avais prises… Dans quoi je m’étais fourrée ? Qu’est-ce que j’avais en tête ? Je voulais jouer au Wonder Woman… Apporter des éléments aux flics en cas de nouveau meurtre. Je n’avais pas vraiment fait attention à la blonde. Et puis, s’il s’avérait que ce type était vraiment suspect ? Il se passerait quoi ? Je n’avais pas de nom, ni de raison de suivre cet homme ? Serais-je à mon tour suspecte aux yeux de la Police ?

            Je me sentis un peu ridicule…

            Je levai la tête vers l’autre rive : je vis Alexandre et Elodie sortir de la boîte de nuit et se diriger vers leur véhicule. Mon ex suivit du regard le couple qui montait dans un taxi. L’homme s’attarda un peu trop, les yeux fixés sur l’horizon devant lui.

 

28 septembre 2013

Concours !!!

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS — carrelapresad @ 22 h 48 min

Dernière ligne droite, le concours se termine dans 15 jours…

Résultats entre le 14 et le 18 octobre. Le stress monte !

 

Concours !!!  dans R.J. Carré-Lapresad tremplin-photo-300x225

 

 

 

20 septembre 2013

Chapitre 6 – 3ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,VAMPIRES — carrelapresad @ 12 h 27 min

            Nous étions retournées dans cette boite, près de la Seine, là où nous avions croisé ces deux types trop canons. L’atmosphère y était lourde de fumigènes. Le tempo, lorsque nous rentrions dans la salle étouffante et obscure, était assourdissant. Je me penchai vers Pauline pour lui indiquer que je m’installai sur une banquette, près de la piste.

            Ce fut le quart d’heure slows. Un rapide coup d’œil à mon amie, et je compris qu’elle avait repéré un type avec lequel elle se serait bien frottée, plus qu’un quart d’heure. Je la laissai seule et fis mine de me diriger vers les toilettes.

La lumière était tamisée, la piste, clairsemée, les danseurs – amoureux transis blottis l’un contre l’autre, ou dragueurs en quête d’une aventure – ne s’y pressaient pas. Je vis alors Elodie se précipiter, trainant derrière elle Alexandre qui avait l’air d’être enchanté de danser avec elle. La ‘je-l’espérais-future-ex’ prit soin de se placer de telle sorte que je ne puisse pas la manquer : elle attira Alexandre à elle et se trémoussa contre lui, les mains caressant langoureusement les cuisses masculines. Elle me fixa intensément et embrassa mon ex à pleine bouche.

Quelle pétasse ! Mon cœur bondit dans ma poitrine. Je devais pourtant restée zen… J’enfonçai mes ongles dans la chair de mes paumes et détourna la tête. Je m’engageais d’un pas vif, droit devant moi, n’invitant pas à la discussion. Le visage fermé, les yeux baissés. Lorsque je fus bousculée. Je levai la tête : il était là, une petite blonde – avec un sourire ravi sur les lèvres – qu’il tenait par la main. Je maudissais les hommes !

Il planta son regard bleu océan dans le mien et me fit un clin d’œil. Quelle audace ! J’étais si éberluée que je le suivis des yeux, tournant la tête pour le voir enlacer la blonde. Il se blottit dans le creux de son cou, me fixant intensément.

            Je trouvais cela déplacé. Je ne savais comment réagir.

            Je me postai à l’écart et patientai.

Le voilà ! Il marchait en direction de la sortie, accompagnée de la blonde, son visage toujours éclairée par un sourire.

Je le suivis. Ils étaient sortis ! Et s’éloignèrent, s’isolant dans un coin sombre, à l’abri des regards indiscrets. 

Chapitre 6 – 2d partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,VAMPIRES — carrelapresad @ 12 h 25 min

Elle s’agenouilla devant Declan et l’embrassa. Celui-ci se laissa faire, comme on le lui avait ordonné. Puis elle fit glisser l’une de ses manches de son épaule, et ses doigts effleurèrent son bras pour venir frôler le bout de son sein, toujours voilé.

            Declan la regardait, les yeux pleins d’amour. Ses mains caressèrent le visage de sa jeune compagne. Le visage de Rose. Rose qui était morte. Une mort qu’il pouvait venger !

            Il caressait son visage, ses cheveux, sa gorge… Ah ! cette gorge. Il l’embrassa Tendrement. Puis goulument. A pleine bouche.

Sa peau était si douce. Et si parfumée. La tentation était trop forte. Il ouvrit la bouche, fit céder la peau blanche d’un délicat coup de crocs. Et… Ah ! ce délicieux liquide. Le sang coulait sur sa langue. Lui titillait les papilles. Il inondait sa gorge. Salé et… froid !… Il envahissait bientôt son corps. Engourdissait son esprit.

            Declan s’arracha de Lilith.

            Celle-ci se rhabilla, le fixa de ses yeux noirs et murmura :

            « Va ! Tue cette fille ! »

13 septembre 2013

Chapitre 6

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,VAMPIRES — carrelapresad @ 12 h 19 min

 Chapitre 6  dans R.J. Carré-Lapresad vampire_kiss-300x212

Elle commença à l’embrasser, d’abord les joues et le front pour le mettre en confiance, puis la bouche car elle devinait que c’était ce qu’il voulait, et enfin vint le cou, où elle s’attarda – du lobe de l’oreille jusqu’à la pomme d’Adam.

            Elle imprima dans son esprit l’image de Rose : la jeune femme était assise sur un banc de pierre, dans son jardin, un livre à la main, quand un homme apparut, s’approchant de la jeune femme et caressant la peau douce de ses épaules nues. Lilith sentit le jeune vampire se crisper sous ses baisers. Ses mains froissèrent le tissu délicat de la robe que portait Lilith. Il lâcha enfin prise, faisant glisser ses doigts sur ses reins. Mais la rage montait en lui. Elle jouait avec lui comme une enfant avec une poupée neuve. La flamme qui dansait dans les yeux de Declan lui plaisait, elle voulait l’attiser.

            Elle raviva dans sa mémoire les souvenirs qu’il avait de Rose : les balades à cheval, les parties de cartes, les baisers volés, les rendez-vous cachés… Puis elle lui imposa des souvenirs faussés : Un autre homme venait de prendre Rose par la taille. Soulevant ses jupes, il enfouit son visage dans la poitrine haletante. Rose gloussait. Elle se débattit mollement, puis dans un rire, elle s’échappa à petits pas, prenant soin de regarder par-dessus son épaule. L’homme la suivait. Elle s’arrêta, poussant un petit cri lorsqu’il la rattrapa, la faisant basculer sur le banc de pierre. L’homme glissa une main sous les dentelles des jupes exubérantes de Rose. Celle-ci fit rouler sa tête en arrière, les paupières à demi closes.

Lilith l’entendit pousser un son rauque et s’éloigner d’elle. Mais elle le prit dans ses bras et le berça doucement à la manière d’une mère. Elle le consolait, le caressait. Ses cheveux de soie, ses joues. Elle le fit rêver de Rose, d’une scène que Declan revoyait chaque fois qu’il s’allongeait dans son cercueil, à l’aube. Sans l’aide de Lilith :

La jeune femme se tenait devant lui, dans sa chemise de nuit bleue. La lumière des bougies derrière elle rendait sa robe si transparente, qu’il pouvait distinguer ses formes généreuses et pleines. Elle avança vers lui à pas lents. Sur sa bouche rose, son index était posé en signe de silence : CHUT ! Elle ne voulait pas qu’il dise quoique ce fût, elle voulait être maîtresse de la situation.

Chapitre 5 – 3ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,VAMPIRES — carrelapresad @ 12 h 16 min

            -Oh, c’est vrai, je manque à tous mes devoirs, je ne me suis pas présentée… Je suis la déesse Isis, protectrice des mères et des enfants, mais je suis connue sous d’autres noms, dans d’autres régions… Tu me connais peut-être sous le nom de Lilith. » Son visage de porcelaine s’illumina d’un sourire.

            « Oui. » Elizabeth fit un signe de la tête. Elle commençait à paniquer.

            « N’ai pas peur, Elizabeth. Je t’ai fait venir pour te donner le secret de la vie. Je veux partager mes pouvoirs avec toi.

            -Pourquoi ?

            -Parce que tu m’as appelé. Parce que je t’ai choisi et que tu veux ce que je peux t’offrir et que je ne peux moi-même avoir. »

            Elizabeth ne comprenait pas. Isis le vit bien et celle-ci ajouté :

            « Un bébé. Non des BEBES !

            -Qu’est-ce que vous entendez par des bébés ? » Elizabeth était de plus en plus inquiète.

            -Tu veux un enfant, sinon tu ne m’aurais pas appelée ! Je peux te donner ce que tu veux.

            -Appeler ? (Lilith sourit.) Et vous, qu’est-ce que vous voulez ? » Elizabeth savait bien que l’on avait jamais rien sans rien.

            « Hé bien, en contrepartie, je veux que tu deviennes mon amie, mon alliée… Et la marraine de l’enfant.

            -Que me cachez-vous ?

            -Rien. » L’Egyptienne avança avec la grâce d’un félin.

            « Que m’offrez-vous, alors ? A part un bébé !

            -Le privilège de devenir une déesse. Tu porteras les enfants des Dieux et tu entreras dans leur ordre cosmique.

            -Une déesse ! Rien que ça ! Et pas de pacte, de petites lignes à lire sous peine de tomber de haut… » Elizabeth retint sa respiration, elle n’était pas très fière et redoutait la colère d’Isis si elle refusait.

            -Non… (Elle riait.) Rien de tout c’la. Juste un nom pour toi : KALI ! Symbole de la fécondité, de la vie et de la renaissance.

            -De la renaissance ? Qu’est-ce que cela veut dire…

            -Ah, oublie les titres pompeux, ils ne veulent rien dire. Et accepte. Viens et je te ferais détentrice du secret de la vie. »

            Elizabeth avança, à pas lents, vers la main tendue. Elle s’arrêta brusquement et demanda :

            « Pourquoi avez-vous besoin de moi ?

            -Je te l’ai dit, je ne peux pas être mère. Mais j’ai le pouvoir de donner la vie à travers toi. J’ai entendu tes pleurs, ta supplique… Tout ton être hurle cette douleur silencieuse, mais bien présente. Je la connais également. Et je ne veux plus que tu en souffres. Je veux t’aider, j’en ai le pouvoir et le devoir. Rappelles-toi, tu m’as demandé mon secours.

            -Faux. Je ne vous ai rien demandé !

            -Si, détrompes-toi ! (Elle commençait à perdre patience. Ses épaules se raidirent, un frisson de rage parcourut sa nuque. Elle ravala sa haine et sourit.)

            -Pas à vous.

            -Que tu m’appelles Isis, Lilith ou Alma Mater, ou même Déméter, je suis la seule et l’unique déesse de la gestation et de la fertilité, de la vie et de la naissance.

            -Si vous êtes la Gardienne de la vie, comme vous dîtes, vous êtes aussi la Gardienne de la Mort !

            -Il faut bien que la boucle soit bouclée. C’est exact. Mais cela ne veut rien dire. Ça ne fait pas de moi un démon que je sache ! » Et elle se mit à rire, un rire d’enfant, presque innocent. Trop peut-être. « L’un ne va pas sans l’autre. Certes, je conduis les Hommes sur le chemin qui les mène de la vie à la mort, mais cela me rend-t-il cruelle ?… Je veille simplement à ce que leur voyage se déroule bien. Et comme je te l’ai dit, la mort ne va pas sans la vie. C’est ainsi… Alors ? Que décides-tu ?

            Elizabeth hésita longuement. Mais elle pensa au bonheur d’être mère, de sentir un petit être grandir en elle, de savoir qu’il aurait besoin d’elle.

Elle regarda la déesse dans les yeux, pour y voir la vérité. Elle ne put y découvrir que des prunelles noires, brillantes de leur lueur enfantine. Des yeux d’enfant ne pouvaient pas mentir.

            « Oui, j’accepte. »

6 septembre 2013

Chapitre 5 – 2ème partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,VAMPIRES — carrelapresad @ 14 h 45 min

 Chapitre 5 - 2ème partie dans R.J. Carré-Lapresad vampire-story-6-la-reine-des-damnes-2002m66583-300x189

            Elle marchait. Mais où était-elle ?

            Elle reconnut les hiéroglyphes, les bas-reliefs, les statues et sût qu’elle était en Egypte.

La pièce était spacieuse et il flottait dans l’air un doux mélange d’ambre sucré et de fleurs : des bouquets de lotus parfumés, disséminés un peu partout, embaumaient la salle. Les murs hauts, aux pierres de couleur ocre, rendaient l’atmosphère apaisante. Elizabeth respira le doux parfum qui se dégageait des fleurs, et se sentit comme libérée d’un lourd fardeau. Envoûtée.

Elle avançait maintenant vers un long couloir orné de statues délicatement travaillées. Leurs lourdes perruques de pierre retombaient sur leur poitrine, elles étaient parées de diadème surmonté de uraei portant les couronnes de la Haute et Basse-Egypte. Les hommes dans leur pagne, étaient l’incarnation de la beauté parfaite et leur visage, presque androgyne, étaient fiers et beaux. Ils regardaient, de leurs yeux ourlés de noir, passer Elizabeth, avec dédain.

            Au bout du couloir, se trouvait une cour péristyle. Les colonnes qui l’entouraient, étaient décorées de bas-reliefs représentant des paysans, dans le quotidien de leur vie.

            Il faisait nuit noire mais les nombreuses torches fournissaient la lumière nécessaire à la poursuite de cette visite.

            Elizabeth ne remarqua pas que la nuit était douce, sans étoiles. Un rideau de nuages s’étendait sur la clarté. La Lune, ce soir-là, s’était fardée et sa sombre lumière suivait les pas d’Elizabeth telle son ombre.

            La jeune femme pénétra dans une salle, puis dans une autre plus petite et dans une autre encore au plafond plus bas ; elle se croyait dans des boites gigognes. Et plus elle avançait, plus elle se sentait oppressée, comme emprisonnée. Etait-ce la taille des pièces qui allaient en décroissant, qui la rendait mal à l’aise ? ou l’odeur de l’encens semblant couvrir autre chose de plus âcre ?

            « Cet endroit me rend malade. Vivement que je sorte de ce temple.

            -En fait, c’est un sanctuaire. »

            Elizabeth se retourna en sursautant. Elle s’était crue seule, parcourant silencieusement ces couloirs. Pourtant, devant elle, se tenait à présent une femme.

La jeune femme s’était figée. Elle ne pouvait plus articuler un seul mot. Ses yeux étaient fixés sur cette femme d’une grande beauté.

            « Oh, je t’ai fait peur, ce n’était pas mon intention. » Sa voix était mélodieuse, glissant dans le creux de l’oreille de la jeune femme. Elle fit un geste d’apaisement puis avança en ondulant vers Elizabeth. Sa silhouette était gracieuse, son teint blanc et ses yeux noirs. Ses cheveux, tout aussi noir, entouraient un visage délicat et tombaient sur des épaules nues. On devinait des formes voluptueuses sous une robe de lin blanc, mais malgré une poitrine pleine, la taille était fine et les hanches bien dessinées.

            « Où… où suis-je ?

            -Tu es dans mon sanctuaire, Elizabeth, sur l’île Philae, en Haute-Egypte.

            -Qui êtes-vous ?

Chapitre 5

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS — carrelapresad @ 14 h 43 min

            J’étais rentrée et avais été surprise de ne trouver personne dans l’appartement. Je pris quelques chips – pour calmer mon estomac – et enfournai une pizza, dont je laisserai une moitié pour Pauline, et lavai la salade que je destinais en accompagnement.

J’emportai le tout et m’installai devant l’ordinateur.

            J’avais quelques retouches à faire sur les clichés qui devaient illustrer certains articles du lendemain. Puis, je ne pus m’empêcher d’aller sur internet et consulter ma page Facebook.

Ce qui fut d’une réelle stupidité !

            Je venais de gâcher une journée qui s’était déroulée, somme toute, relativement bien !

            Je me mis à râler contre le PC… qui m’observa, placide.

            « Cette garce ! »

            On claqua la porte. Je me retournai : c’était Pauline qui venait de rentrer.

            « Merci pour l’accueil.

            -Non, ne le prends pas pour toi… Mais cette petite grue… » Je claquai le capot de mon ordinateur portable, sous le coup de la colère, et me levai. « Cette… » Je ravalai le gros mot qui montait dans ma gorge. « Elodie ! Elle a réussi à lui mettre le grappin d’ssus !

            -Tu t’attendais à quoi, ma belle.

            -Je sais… Si on sortait ?

            -Oorgh ! Tu crois ? Regarde l’heure… Je sais pas, j’ai la flemme.

            -Allez ! T’étais la première à me dire que je devais passer à autre chose !

            -Bon… Il est 21h00. Ça me laisse trois heures pour manger un bout, prendre une douche et reposer mes pieds.

            -Et ta journée…

            -Epuisante… Mais intéressante. Travailler avec du matériel de pro, c’est autre chose. »

            Elle me raconta les performances des maquilleuses qui arrivaient à transformer des filles toutes simples en super canons ! La mise en lumière, les retouches informatiques… Elle se disait qu’un cliché d’elle, arrangé par ces professionnels, et les hommes seraient à ses pieds, telle une déesse adulée ! 

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