Imagine ère

27 août 2015

Minuscule petit extrait…

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 11 h 08 min

Un tout petit extrait sur Lilith.

Aah comme j’aime ce personnage. 

* * *

Tapie dans l’ombre de son repaire, la vampire observa sa proie se pencher sur le trou de la serrure et y insérer une clé. Sans lui laisser le temps de pénétrer dans la masure, Lilith sortit de sa cachette et chuchota :

            — Bonsoir.

            Dans un sursaut, la femme se retourna vers l’Egyptienne et écarquilla les yeux devant la nudité de cette dernière.

            — Qui êtes-vous ?

          — Ton pire cauchemar ? (Lilith inclina la tête sur le côté. Elle jubilait. Puis, son visage se figea et elle ajouta d’une voix glaciale.) Et celle par qui tes enfants vont périr. 

12 août 2015

Prochain roman ?

Classé sous R.J. Carré-Lapresad — carrelapresad @ 13 h 59 min

Une légende Réunionnaise, je réfléchis à une histoire autour de ce personnage. 

 

 

http://www.mi-aime-a-ou.com/grand_mere_kalle.php

 

http://www.revedecheval.com/index.php?post/2014/02/16/Connaissez-vous-Grand-m%C3%A8re-Kalle

 

http://secrets-de-la-foret-enchantee.eklablog.com/la-legende-de-gran-mere-kal-a81511268?noajax&mobile=1Gran'mère Kalle

11 août 2015

Extrait en attendant le second tome…

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 14 h 19 min

[...] Jean n’aurait jamais pu concevoir à quel point les hommes étaient dépravés. Outre la boue et le sang, les villages en ruines qu’on avait brûlés, les cadavres des soldats pétrifiés par le froid côtoyaient d’autres corps le long des trottoirs. Des femmes violées et tuées, laissées à l’abandon dans les caniveaux, avec parfois leurs enfants, morts à leur côté, leur petite main encore agrippée à celle de leur mère. Plus d’un avait détourné le regard.

Les chants et les sifflets avaient cessé. Le groupe avait poursuivi son chemin dans le silence jusqu’au point de rapatriement indiqué par les Polonais. Les Américains les y attendaient.

Assis dans la Dodge WC 63[1] débâchée, Jean massa son visage déconfit. Cette vision l’avait choqué plus que l’horreur et l’absurdité des combats. Il était fatigué. Fatigué physiquement et psychologiquement. Ils avaient quitté Oberursel pour Francfort où les alliés les avaient pris en charge et enregistrés. On leur avait distribué un équipement – bien mal adapté à l’hiver – des cigarettes, des rations de denrées, et contre complétude et signature d’un énième document. Ils étaient en route pour la France. Amnéville, puis direction Metz, Reims, Château-Thierry, Drancy, Paris – où il prendrait le train. 590 kilomètres de périple. Il n’en était qu’au début. Il soupira et voulut s’étirer mais l’étroitesse de la cabine l’en empêcha. Ils étaient si nombreux dans le camion, entassés les uns sur les autres, certains debout lorsqu’ils le pouvaient, les autres assis le plus souvent. Le véhicule servait surtout à transporter les estropiés, les amputés, les éclopés, les mutilés comme lui. Cela avait du bon : ils se tenaient chaud. Il avait pourtant besoin de bouger car une démangeaison soudaine le prit. Il tendit la main vers sa jambe engourdie qui tomba dans le vide. Ces satanées douleurs fantômes ! Il maugréait lorsqu’il se rendit compte qu’ils ralentissaient. Pourquoi ?

Coincé entre ses compagnons, il ne parvenait pas à se redresser. Il entendit des cris, des voix en français, en russe et des avertissements en américains. Puis il y eut le crépitement nourri de coups de feu. Dans le camion, tous se regardèrent avec incompréhension. Se méfiant des Soviétiques pour toutes les histoires de vols qu’il avait entendu, Jean voulut sortir de sa cage. Ses yeux se posèrent sur une mitrailleuse. Il s’en empara, attrapa l’un des arceaux qui encadrait le véhicule et s’y hissa pour se mettre debout. Les déflagrations avaient cessé. La tête entre les barreaux de sécurité, il vit des corps étendus sur le sol et reconnut l’uniforme des soldats russes et le costume rayé à l’étoile jaune[2].

Ils avaient repris la route.


[1] Véhicule militaire américain avec six roues motrices

[2] Parfois, les déportés juifs, déplacés des camps concentrationnaires, attendaient des semaines avant d’être rapatriés la plupart du temps par wagons à bestiaux. Certains, las d’attendre, empruntaient des circuits non « officiels » pour rentrer chez eux, et croisaient la route des Alliés. Les plus affaiblis et les plus chanceux, étaient transportés sur des civières, par avion.

6 août 2015

15 minutes de gloire

Un petit article m’a été consacrée.

Pour le moment, mes romans ne sont plus disponibles (je suis à la recherche d’une maison d’édition). L’expérience fut amusante. 

Portrai d'artiste - Copie

La p'tite mangeuse de ... |
Lelue |
commentairesetautres |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Emilythestrangeblog
| Les Balades de l'Archange
| Livre On Life