Imagine ère

2 mars 2015

Tome 2 – 1ère partie

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 11 h 47 min

   Voici un petit extrait, CHAPITRE 10 du second tome des AMANTS DU CREPUSCULE – Céleste… 

 

Cette première partie est en cours de réécriture.

Elle continue à me surprendre.

Que de belles surprises à chaque mot posé sur le papier !  (j’écris mon premier jet sur du papier, l’inspiration me vient plus facilement comme ça). 

J’espère qu’il en sera de même pour vous… 

 

 

 

        Declan frémit, les mains agrippées autour de la taille de la jeune femme, les crocs plantés dans sa carotide. Le sang coulait dans sa gorge, inondait ses veines, son organisme ; il aspirait, aspirait. Il en voulait plus. Il frissonna, attirant le petit corps affaibli plus près de lui, il accéléra sa succion pour hâter sa jouissance et s’enivrer. Pour s’étourdir, se rassasier de cette sensation d’extase.

Elle avait cessé de s’agiter, de donner des coups, cessé de l’insulter. S’était-elle résignée dans l’attente de la mort ? Un mot pourtant restait toujours en suspens dans ses yeux : pourquoi. Pourquoi ? Pour mille et une raisons, et Declan n’avait pas la réponse.

Soudain, un flash. Il fut sonné par la violence de ses souvenirs : leur rencontre dans cette même rue. Leur discussion dans ce bar. Son rire lors des essayages. Et ce léger mouvement de menton qu’il aimait tant.

Il se souvenait. Ô non… Qu’avait-il fait ?

Submergé par la douleur, ses jambes flanchèrent et il perdit pied. Il s’arracha du cou de son amie et, d’une main, se rattrapa au mur pour se laisser enfin glisser au sol, Gertrùd calée dans le creux de son coude. D’autres réminiscences, plus récentes, l’assaillirent. Celles de la jeune femme. Des cris, des coups résonnèrent dans sa tête. Il ressentit l’humiliation, la trahison, la tristesse, la souffrance. Puis tout devint très confus et se mélangea dans un brouillard épais. Des iris bleus, noirs, marrons, noisettes. Des boucles brunes, blondes ou rousses, des visages se chevauchèrent dans un tourbillon kaléidoscopique. Une seule chose liée toutes ces femmes : elles se prostituaient. Et le sang, tout ce sang ! Il fut ramené près d’un siècle en arrière. 

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