Imagine ère

26 mars 2013

Les Amants du Crépuscule…

Classé sous DRACULA,FANTÔMES,R.J. Carré-Lapresad,SORCIERES,TWILIGHT,VAMPIRES — carrelapresad @ 16 h 30 min

Je vous livre ici un extrait de mon dernier livre… que je destine à un prochain concours…

Dites-moi ce que vous en pensez. J’attends vos retours avec impatience.

 

 

Je m’installai dans mon lit, contemplant à la lueur de la chandelle, la porte fermée par Marguerite à laquelle cette dernière avait mis deux tours de clé. J’angoissais, appréhendant de la voir s’ouvrir à toute volée, Philippe faisant irruption dans ma chambre et se jetant sur moi, le regard vide. Je me mis à trembler, réprimant un sanglot. Je fermai les yeux, les mains autour de mes épaules, mes bras serrés contre moi. Je pensais à Declan, à la chaleur de son corps, à l’odeur de sa peau…

                Un coup dans ma poitrine, le reverrais-je un jour ?

                Je soufflai la bougie et m’étendis sur le lit, incapable de fermer l’œil. J’avais l’impression que les ombres sortaient du néant et dansaient autour de moi. Je me soulevai sur les coudes et observai la porte close. Tout était calme.

                Je devais dormir !

 

 

Un village !

Je tournai sur moi-même mais ne reconnus pas les lieux ! Au loin, on pouvait voir les sommets verdoyants des arbres accrochés aux collines. Je fis quelques pas et entendis le grondement caractéristique des flammes, puis un hurlement de femme !

Je me précipitai et stoppa net ma course !

Où étais-je ?

D’abord incrédule, je ne pus que constater que mes yeux ne me trompaient pas : le sol de terre battue, des maisons de bois et de roches, je me trouvais dans le passé, sur la place d’un village qui m’était inconnu. Un rassemblement autour d’un feu… Je détournais le regard, mais une seconde avait suffi à imprimer sur ma rétine cette vision d’atrocité : deux bûchers avaient été dressés, et le premier venait d’être allumé, les flammes s’embrasant dans un souffle brusque et dévorant le corps d’une femme que je voyais se tordre et hurler.

Face à moi, la foule scandant à l’unisson la mise à mort de la seconde sorcière. Cette dernière restait impassible, fière, maudissant de son regard vert ces gens qui, pour certains, avaient dus être ses amis, ses voisins…

Je reculai, rebroussant chemin vers les collines mais on m’interpela. Un regard à la foule, celle-ci ne semblait pas avoir remarqué ma présence, comme si je n’étais qu’un fantôme dans leur décor.

                « Rose ! Protégez-vous, toi et ton enfant !   

                -Pardonnez-moi ! »

                Je tournai ma tête vers la condamnée, serait-ce cette femme qui m’appelait ? Et là, je vis ses yeux verts derrière sa crinière rousse, percer mon âme et pénétrer en moi.

                « Rose, prend garde. ELLE rôde autour de toi. Nous avons tenté de la repousser, mais ELLE parvient toujours à ses fins : notre mort à toutes !

                -Qui ? dites-moi QUI ?

                -Son nom n’a pas d’importance ! Sache qu’un sortilège nous protège… pas encore assez puissant, malheureusement ! Mais il le sera… avec le temps, nous l’espérons ! Fais que notre mort à toutes ne soit pas vaine !

                -Que dois-je faire ? Que… »

                Le bourreau venait d’embraser les fagots disposés autour du pieu sur lequel la jeune femme était attachée. A ses pieds, le bois sec crépitait déjà, alimenté par les bottes de paille disposées en pile autour des pieds et des mollets de la jeune condamnée. La chemise en coton blanc enduite de soufre s’embrasa, je vis alors la jeune femme tressaillir sous la douleur, le visage au ciel. Ses magnifiques cheveux roux prirent la couleur incandescente des flammes et la jeune femme hurla.

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