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24 mars 2013

Fantômes et Sorcellerie !!!! LES OMBRES – 5 ème partie

Classé sous FANTÔMES,R.J. Carré-Lapresad,SORCIERES — carrelapresad @ 22 h 10 min

Chapitre 9 – 1ère partie

 

Au bout de plusieurs minutes, elle avait noirci plusieurs pages, sans vraiment être satisfaite : elle garderait ses brouillons pour s’y remettre plus tard. Elle tourna les pages pour prendre une feuille vierge quand le carnet s’ouvrit sur une empreinte de main rouge… ensanglantée… Elle touche la page : et encore HUMIDE !!! Elle resta figée, tétanisée devant son bloc… ANTOINE !!!!

Elle ne l’avait plus entendu de toute l’après-midi.

« Antoine !  es-tu sûr de ne pas avoir touché à mon carnet ! Antoine ? » Où était-il ? Il n’était pas devant la télévision ni dans le salon ! Elle chercha sous la véranda, retourna vers la cuisine… se dirigea vers le jardin et l’aperçut par la bais vitrée.

            « Antoine ! »

            Sophie suffoqua d’angoisse et de colère, elle se précipita d’un pas lourd vers son fils.

            « Qu’est-ce que tu fais ?! Regarde-toi !… Tu … tu »

Antoine le regardait, tout sourire, de la terre dans les cheveux, sur son menton, maculant ses vêtements. Serrés dans ses petites mains, son seau et sa pelle. Dans le seau, l’eau de pluie qu’il avait dû prendre dans le récupérateur. (Elle frémit : il aurait pu y tomber). Mais un regard au visage couvert de boue et la colère monta en elle.

            « Au bain !

            -Non, non Maman, je ne veux pas…

            -Quoi ? tu n’as rien à me dire. Tu fais ce que je te dis.

            -Tu me fais mal, arrête…

Elle le traîna jusqu’à l’étage. Elle ne l’entendait plus. Elle s’était enfermée dans son cocon, les épaules contractées.

            Ils redescendirent, Antoine en pyjama, Sophie un peu plus calme. Mais il était tard, Sophie n’avait pas le temps de se reposer ; elle devait préparer le repas.

Elle alluma la télévision et claqua Antoine devant.

« Je n’ai pas envie de rester là !

            -Ça suffit ! tu m’énerves… Arrête de gesticuler Tu vas rester LA pendant que je fais à manger …

-Je veux aller jouer dans ma chambre !

            -Je viens de te dire quoi ? tu restes là !

-Arrête de me crier dessus…

-Ça suffit, Antoine. Tais toi.

            -Arrête de me crier dessus !

            -Tais-toi, tais-toi, tais-toi…

            -Maman, arrêêêêtttteee… » Il hurlait à pleins poumons.

            -La ferme. »

Elle était à bout de nerfs, anéantie ; ses épaules se raidirent. Elle hurla pour décharger cet excès de colère. Pourquoi réagissait-il ainsi ? Pourquoi tout devait se terminer en affrontement ?

« J’en ai assez ! Tu me pousses à bout !… ARRETE… tu vas rester là, c’est tout. »

Elle le claqua dans le canapé pour qu’il regarde la télévision. Il se mit à pleurer.

Face à Antoine, elle avait peur d’elle-même ; elle frémit. Les bras autour de son torse, … elle risquait de lui faire mal.

 

Elle s’exila dans la cuisine. Elle ne se reconnaissait plus, comment pouvait-elle réagir ainsi face à son fils. Il était son enfant, sa chair, si fragile… Elle l’entendait pleurer.

Elle se sentit mal. Au bord des larmes, elle se dirigea vers l’évier et s’aspergea le visage d’eau fraîche. Ses mains tremblaient. Elle devait se calmer et commencer à préparer le repas du soir.

 

Antoine avait fini par s’endormir, les crises de larmes l’avaient fatigué. Sophie le regarda assoupi : les larmes montèrent à ses yeux. Comment pouvait-elle réagir ainsi avec son fils ? Une main sur sa bouche, elle retint un gémissement. Elle ferma les paupières, respira lentement et tenta de se maitriser.

Elle se pencha vers son fils, le serra dans ses bras et monta le mettre au lit.

Mais une fois seule au rez-de-chaussée, la maison lui sembla vide, trop calme ; personne vers qui se tourner, aucun visage amical. Nicolas ne rentrait pas ! Elle se sentit perdue, inutile, incomprise…

Son regard se posa sur le coussin où son fils s’était assoupi. Elle était une mauvaise mère. Comment avait-elle pu élever la voix contre son fils ? Elle était en colère contre elle-même.

Son visage changea. Une ride creusa son front. Des larmes inondèrent ses joues.

Elle se leva et se dirigea vers la cuisine.

 

            La porte d’entrée s’ouvrit, c’était Nicolas.

« Bonsoir, comment a été ta journée ? Moi, je suis cassé… cette réunion n’en finissait plus… je pensais presque m’assoupir sur place, sur la table… Il passa la tête par la porte du salon et vit la lumière vibrante, stroboscopique provenant de l’écran de télévision, émergeait du salon. Il se dirige vers sa femme :

« Chérie ? » Il s’approcha du canapé sur lequel sa femme s’était allongée. La tête penchée sur sa femme, il lui caressa les cheveux… quand ses yeux se posèrent sur son chemisier. Il semblait humide, et … rouge … du sang ! du sang ruisselant de ses poignets.

 

 

            Le médecin chercha du regard l’époux de sa patiente.

            « Monsieur …. J’aurais besoin de m’entretenir avec vous !

            -Bien sûr. » Il suivit le docteur, non sans une légère appréhension. Il lui posa quelques questions sur le comportement de son épouse avant son acte. Même des choses stupides, inhabituelles.

Nicolas lui parle des choses qu’elle pense avoir vu comme les dessins dans son carnet.

            « Des hallucinations ? dans des cas extrêmes de dépression, cela peut arriver que certain patient ait des hallucinations. »

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