Imagine ère

26 mars 2013

Les Amants du Crépuscule…

Classé sous DRACULA,FANTÔMES,R.J. Carré-Lapresad,SORCIERES,TWILIGHT,VAMPIRES — carrelapresad @ 16 h 30 min

Je vous livre ici un extrait de mon dernier livre… que je destine à un prochain concours…

Dites-moi ce que vous en pensez. J’attends vos retours avec impatience.

 

 

Je m’installai dans mon lit, contemplant à la lueur de la chandelle, la porte fermée par Marguerite à laquelle cette dernière avait mis deux tours de clé. J’angoissais, appréhendant de la voir s’ouvrir à toute volée, Philippe faisant irruption dans ma chambre et se jetant sur moi, le regard vide. Je me mis à trembler, réprimant un sanglot. Je fermai les yeux, les mains autour de mes épaules, mes bras serrés contre moi. Je pensais à Declan, à la chaleur de son corps, à l’odeur de sa peau…

                Un coup dans ma poitrine, le reverrais-je un jour ?

                Je soufflai la bougie et m’étendis sur le lit, incapable de fermer l’œil. J’avais l’impression que les ombres sortaient du néant et dansaient autour de moi. Je me soulevai sur les coudes et observai la porte close. Tout était calme.

                Je devais dormir !

 

 

Un village !

Je tournai sur moi-même mais ne reconnus pas les lieux ! Au loin, on pouvait voir les sommets verdoyants des arbres accrochés aux collines. Je fis quelques pas et entendis le grondement caractéristique des flammes, puis un hurlement de femme !

Je me précipitai et stoppa net ma course !

Où étais-je ?

D’abord incrédule, je ne pus que constater que mes yeux ne me trompaient pas : le sol de terre battue, des maisons de bois et de roches, je me trouvais dans le passé, sur la place d’un village qui m’était inconnu. Un rassemblement autour d’un feu… Je détournais le regard, mais une seconde avait suffi à imprimer sur ma rétine cette vision d’atrocité : deux bûchers avaient été dressés, et le premier venait d’être allumé, les flammes s’embrasant dans un souffle brusque et dévorant le corps d’une femme que je voyais se tordre et hurler.

Face à moi, la foule scandant à l’unisson la mise à mort de la seconde sorcière. Cette dernière restait impassible, fière, maudissant de son regard vert ces gens qui, pour certains, avaient dus être ses amis, ses voisins…

Je reculai, rebroussant chemin vers les collines mais on m’interpela. Un regard à la foule, celle-ci ne semblait pas avoir remarqué ma présence, comme si je n’étais qu’un fantôme dans leur décor.

                « Rose ! Protégez-vous, toi et ton enfant !   

                -Pardonnez-moi ! »

                Je tournai ma tête vers la condamnée, serait-ce cette femme qui m’appelait ? Et là, je vis ses yeux verts derrière sa crinière rousse, percer mon âme et pénétrer en moi.

                « Rose, prend garde. ELLE rôde autour de toi. Nous avons tenté de la repousser, mais ELLE parvient toujours à ses fins : notre mort à toutes !

                -Qui ? dites-moi QUI ?

                -Son nom n’a pas d’importance ! Sache qu’un sortilège nous protège… pas encore assez puissant, malheureusement ! Mais il le sera… avec le temps, nous l’espérons ! Fais que notre mort à toutes ne soit pas vaine !

                -Que dois-je faire ? Que… »

                Le bourreau venait d’embraser les fagots disposés autour du pieu sur lequel la jeune femme était attachée. A ses pieds, le bois sec crépitait déjà, alimenté par les bottes de paille disposées en pile autour des pieds et des mollets de la jeune condamnée. La chemise en coton blanc enduite de soufre s’embrasa, je vis alors la jeune femme tressaillir sous la douleur, le visage au ciel. Ses magnifiques cheveux roux prirent la couleur incandescente des flammes et la jeune femme hurla.

24 mars 2013

Fantômes et Sorcellerie !!!! LES OMBRES – 5 ème partie

Classé sous FANTÔMES,R.J. Carré-Lapresad,SORCIERES — carrelapresad @ 22 h 10 min

Chapitre 9 – 1ère partie

 

Au bout de plusieurs minutes, elle avait noirci plusieurs pages, sans vraiment être satisfaite : elle garderait ses brouillons pour s’y remettre plus tard. Elle tourna les pages pour prendre une feuille vierge quand le carnet s’ouvrit sur une empreinte de main rouge… ensanglantée… Elle touche la page : et encore HUMIDE !!! Elle resta figée, tétanisée devant son bloc… ANTOINE !!!!

Elle ne l’avait plus entendu de toute l’après-midi.

« Antoine !  es-tu sûr de ne pas avoir touché à mon carnet ! Antoine ? » Où était-il ? Il n’était pas devant la télévision ni dans le salon ! Elle chercha sous la véranda, retourna vers la cuisine… se dirigea vers le jardin et l’aperçut par la bais vitrée.

            « Antoine ! »

            Sophie suffoqua d’angoisse et de colère, elle se précipita d’un pas lourd vers son fils.

            « Qu’est-ce que tu fais ?! Regarde-toi !… Tu … tu »

Antoine le regardait, tout sourire, de la terre dans les cheveux, sur son menton, maculant ses vêtements. Serrés dans ses petites mains, son seau et sa pelle. Dans le seau, l’eau de pluie qu’il avait dû prendre dans le récupérateur. (Elle frémit : il aurait pu y tomber). Mais un regard au visage couvert de boue et la colère monta en elle.

            « Au bain !

            -Non, non Maman, je ne veux pas…

            -Quoi ? tu n’as rien à me dire. Tu fais ce que je te dis.

            -Tu me fais mal, arrête…

Elle le traîna jusqu’à l’étage. Elle ne l’entendait plus. Elle s’était enfermée dans son cocon, les épaules contractées.

            Ils redescendirent, Antoine en pyjama, Sophie un peu plus calme. Mais il était tard, Sophie n’avait pas le temps de se reposer ; elle devait préparer le repas.

Elle alluma la télévision et claqua Antoine devant.

« Je n’ai pas envie de rester là !

            -Ça suffit ! tu m’énerves… Arrête de gesticuler Tu vas rester LA pendant que je fais à manger …

-Je veux aller jouer dans ma chambre !

            -Je viens de te dire quoi ? tu restes là !

-Arrête de me crier dessus…

-Ça suffit, Antoine. Tais toi.

            -Arrête de me crier dessus !

            -Tais-toi, tais-toi, tais-toi…

            -Maman, arrêêêêtttteee… » Il hurlait à pleins poumons.

            -La ferme. »

Elle était à bout de nerfs, anéantie ; ses épaules se raidirent. Elle hurla pour décharger cet excès de colère. Pourquoi réagissait-il ainsi ? Pourquoi tout devait se terminer en affrontement ?

« J’en ai assez ! Tu me pousses à bout !… ARRETE… tu vas rester là, c’est tout. »

Elle le claqua dans le canapé pour qu’il regarde la télévision. Il se mit à pleurer.

Face à Antoine, elle avait peur d’elle-même ; elle frémit. Les bras autour de son torse, … elle risquait de lui faire mal.

 

Elle s’exila dans la cuisine. Elle ne se reconnaissait plus, comment pouvait-elle réagir ainsi face à son fils. Il était son enfant, sa chair, si fragile… Elle l’entendait pleurer.

Elle se sentit mal. Au bord des larmes, elle se dirigea vers l’évier et s’aspergea le visage d’eau fraîche. Ses mains tremblaient. Elle devait se calmer et commencer à préparer le repas du soir.

 

Antoine avait fini par s’endormir, les crises de larmes l’avaient fatigué. Sophie le regarda assoupi : les larmes montèrent à ses yeux. Comment pouvait-elle réagir ainsi avec son fils ? Une main sur sa bouche, elle retint un gémissement. Elle ferma les paupières, respira lentement et tenta de se maitriser.

Elle se pencha vers son fils, le serra dans ses bras et monta le mettre au lit.

Mais une fois seule au rez-de-chaussée, la maison lui sembla vide, trop calme ; personne vers qui se tourner, aucun visage amical. Nicolas ne rentrait pas ! Elle se sentit perdue, inutile, incomprise…

Son regard se posa sur le coussin où son fils s’était assoupi. Elle était une mauvaise mère. Comment avait-elle pu élever la voix contre son fils ? Elle était en colère contre elle-même.

Son visage changea. Une ride creusa son front. Des larmes inondèrent ses joues.

Elle se leva et se dirigea vers la cuisine.

 

            La porte d’entrée s’ouvrit, c’était Nicolas.

« Bonsoir, comment a été ta journée ? Moi, je suis cassé… cette réunion n’en finissait plus… je pensais presque m’assoupir sur place, sur la table… Il passa la tête par la porte du salon et vit la lumière vibrante, stroboscopique provenant de l’écran de télévision, émergeait du salon. Il se dirige vers sa femme :

« Chérie ? » Il s’approcha du canapé sur lequel sa femme s’était allongée. La tête penchée sur sa femme, il lui caressa les cheveux… quand ses yeux se posèrent sur son chemisier. Il semblait humide, et … rouge … du sang ! du sang ruisselant de ses poignets.

 

 

            Le médecin chercha du regard l’époux de sa patiente.

            « Monsieur …. J’aurais besoin de m’entretenir avec vous !

            -Bien sûr. » Il suivit le docteur, non sans une légère appréhension. Il lui posa quelques questions sur le comportement de son épouse avant son acte. Même des choses stupides, inhabituelles.

Nicolas lui parle des choses qu’elle pense avoir vu comme les dessins dans son carnet.

            « Des hallucinations ? dans des cas extrêmes de dépression, cela peut arriver que certain patient ait des hallucinations. »

Fantômes et Sorcellerie !!! Les Ombres – 4 ème partie

Classé sous FANTÔMES,R.J. Carré-Lapresad,SORCIERES — carrelapresad @ 22 h 00 min

Chapitre 6 – dernière partie

 

            Elle débarrasse la table. Une main posée sur le plan de travail, elle était fatiguée. Son cerveau bourdonnait. Ses mains étaient parcourues de fourmillement et se crispaient. Elle soupira.

            « Nicolas… (Elle s’approcha de son mari et l’enlaça.) Je monte me coucher.

            -Mais, il n’est même pas 20 h 00 !

            -Je sais mais… je suis exténuée.

            -Bien… (Il lui caressa la joie.) Alors, bonne nuit, ma Chérie. » Qu’aurait-il pu lui dire d’autre ?

 

            « Maman… »

 

Elle se réveilla subitement. Un bruit ! Sa main chercha Nicolas qui remua dans son sommeil, comme si elle voulait se rassurer par sa présence. Il était à côté d’elle, tout était calme, tout semblait normal. Elle ne savait maintenant plus si elle avait rêvé ce bruit.

 

            Tout était noir.

Si noir ! Rien ne lui permettait de savoir où elle se trouvait ni de pouvoir s’orienter. Elle n’osait plus bouger. Une légère brise sur ses bras nus. Elle frémit. Sa respiration devint haletante ; son cœur bondit dans sa poitrine. Elle avait peur. Où était-elle ?

Elle tendit les mains devant elle. Ses doigts ne rencontraient aucun obstacle. Le néant autour d’elle. La panique commençait à l’envahir. Son cerveau bourdonna, ses mains tremblèrent. Un frisson venait de la parcourir.

Elle voulait appeler à l’aide mais elle avait peur que son cri ne résonne comme un hurlement à ses oreilles.

Elle gémit. Sa plainte retomba tel du verre brisé à ses pieds. Sophie trembla. Elle entoura ses bras de ses mains.

Une lueur au loin apparut, soudain.

Elle n’y voyait pour autant pas plus clair autour d’elle mais distinguait néanmoins le chemin à prendre. Elle parvenait tout juste à discerner des formes sombres dans cette obscurité. Des murs de briques : ce qui lui semblait être dans une cave. Elle avança doucement, les mains devant elle.

            Il lui semblait être dans un tunnel. Etait-elle morte ? La jeune femme s’arrêta net. Pourtant, elle se sentait en vie, sa peau était réceptive aux sensations, son souffle, son cœur … elle était consciente…

Il faisait sombre. La lumière à l’horizon était réconfortante !

Elle avança : la lumière faisait comme une arcade incandescente soutenant les pierres de sa voûte lumineuse. La lueur était pénétrante. Vacillante. Semblable à la flamme d’une bougie. Presque ensorcelante. Elle ne se rendit compte qu’elle courait vers la lumière que lorsque le halo l’inonda. Le cœur cognant sa poitrine, elle s’arrêta net : devait-elle franchir le seuil lumineux qui la séparait de la source vibrante, halo orangé et palpitant ?

Elle aurait voulu fuir, faire demi-tour et courir. Seulement, elle n’y parvint pas ; la lumière s’infiltrait en elle, s’insinuant dans les synapses de son cerveau. Tel un pantin, elle ne put qu’avancer. La lumière l’envoutait. Elle emplissait l’espace, engloutissait les ombres, l’obscurité. Sophie aurait même dit qu’elle avait une vie propre, un cœur battant à ses oreilles. Pour autant, la jeune femme n’était pas rassurée.

Elle avança finalement, une main tremblante sur la paroi humide. Que se cachait-il derrière ce virage ?

Après quelques pas hésitants, elle tourna et se retrouva dans une salle voûtée où se tenait, lui tournant le dos, un homme. L’homme se tenait debout devant quelque chose. Sophie ne parvenait pas à distinguer son visage. Ni ce qu’il regardait.

Quand il se retourna.

Dans sa blouse blanche, l’être lui dévoila un corps squelettique. Il la fixait de ses orbites vides ; mais Sophie était attirée par son sourire carnassier. L’absence de lèvres révélait des mâchoires osseuses et luisantes à la lueur étrange d’une lumière venue de nulle part.

De la matière grouillante courait le long de son squelette, semblant régénérer son corps. Progressivement, des lambeaux de chair sanguinolente et de muscles s’amoncelaient pour reconstruire son corps inachevé.

            Sa mâchoire s’ouvrit, étirant ses tendons visibles en un sourire macabre. Il s’écarta pour laisser place à un spectacle répugnant.
            Sophie découvrit avec horreur un amas de bras et de jambes, de corps enchevêtrés d’où émanait une odeur nauséabonde. L’effluve parvint à ses narines, mélange de pourriture et de brûler, et sentit un liquide âcre montait entre ses lèvres.

            L’homme inachevé pointa son doigt vers elle…

 

            Sophie se redressa.

La pénombre rouge qu’éclairait son radioréveil l’enveloppait, bienveillante. Pourtant, elle n’arrivait pas à s’apaiser. Ses mains tremblaient ; étrangement, elle avait le souffle court. Elle sanglota. Autour d’elle, flottait encore l’odeur écœurante des corps carbonisés.

Une volute âcre lui tourna dans l’estomac. Une main sur ses lèvres, elle réprima son hoquet. Les yeux fermés, elle tenta de se calmer. Elle regarda enfin autour elle. Ses doigts effleurèrent Nicolas qui se tourna vers elle et l’enlaça.

 

20 mars 2013

Fantômes et Sorcellerie!!! LES OMBRES – 3 ème partie

Classé sous FANTÔMES,R.J. Carré-Lapresad,SORCIERES — carrelapresad @ 19 h 19 min

Extrait de LES OMBRES

 

Chapitre 6 – 2ème partie

 

            Il se raidit, sa tête bascula en arrière. Tous les muscles de son corps étaient tendus à l’extrême.

            « Antoine… » Sophie s’affaissa, les doigts sur sa bouche pour étouffer un sanglot.

Il se mit à grelotter. Sa respiration était haletante. Sophie se rendit compte qu’il faisait froid dans la pièce. Un frisson la traversa. C’était plus l’atmosphère qui régnait dans la chambre que le froid.

Le bruit de l’eau dans la salle de bain lui rappela qu’un bain coulait pour Antoine. Elle se leva. Son fils semblait plus calme. Sa respiration était à nouveau normale. Ses yeux, mi-clos, posés sur ses mains jointes.

Elle le souleva et l’emmena dans la salle de bain, le déshabilla et le plongea dans l’eau.

 

Elle prit son téléphone portable, l’annuaire et commença à cherchait un médecin. Après quelques coups de téléphone (elle ne connaissait aucun médecin), elle finit par obtenir d’un médecin qui veuille bien ausculter Antoine à domicile. Elle avait finalement trouvé un médecin qui avait consenti à venir faire sa visite à domicile.

Celui-ci était resté perplexe. Antoine avait tous les symptômes de la grippe, mais à cette époque de l’année, cela était plutôt surprenant ! Une forte activité suivie d’un refroidissement aurait eu les mêmes effets.

            Après un arrêt à la pharmacie, de retour chez elle, elle couchait Antoine qui s’était calmé mais greloté.

 

Nicolas était rentré. Sophie attendit le bon moment avant de lui annoncer que son fils était malade :

            « Il est couché, il a vomi toute l’après-midi et … et … Oh ! si tu l‘avais vu. (Elle porta la main à sa bouche, tremblante.)

            -Quoi, qu’est-ce qu’il a ? (Nicolas la fit s’assoir.)

            -J’ai appelé un médecin… Il avait tellement de fièvre. Je ne savais pas quoi faire !

            -Tu as eu raison ! Qu’est-ce qu’il a dit ?

            -Qu’il avait les symptômes de la grippe mais que ce n’était pas la saison. Alors, il m’a dit que c’était un simple coup de froid.

            -Un coup de froid ?! comment ça ?

            -On est parti se promener dans le bois, Antoine et moi. Il s’en est donné à cœur joie…

            -Après avoir couru partout, il a dû attraper froid. C’est tout ! Ne t’inquiète pas…

            -Je crois que c’est plus grave… Tu aurais dû voir comment il tremblait.

            -Non, je n’étais pas là… Mais je sais que tu t’inquiètes vite pour lui.

            -Je t’en prie… Arrête ! Je sais reconnaître un simple rhume d’un… d’autre chose.

            -Je n’ai pas dit çà.

            -Je t’assure. » (Sa voix trembla et se brisa dans un soupir. Elle ne put aller jusqu’au bout de ses pensées ; ses yeux se perdirent dans le vide.)

            Nicolas décida de ne pas poursuivre leur conversation. Il était clair qu’elle avait eu peur. Son visage exprimait la fatigue. Elle se leva, prépara le repas du soir.

 

            Le dîner fut silencieux. Sophie ne dit pas un mot de la soirée. Elle ne mangea rien, ne leva pas la tête de son assiette. Nicolas la regarda tristement : il voyait bien qu’elle se sentait coupable. Il aurait voulu être plus présent, pour elle et pour Antoine. La vie en avait décidé autrement ! Les trajets en voiture allongeaient ses journées, il rentrait par conséquent plus tard qu’auparavant.

            Il ne dit rien.

 

Fantômes et Sorcelleries !!! LES OMBRES – 2ème partie

Classé sous FANTÔMES,R.J. Carré-Lapresad,SORCIERES — carrelapresad @ 18 h 17 min

Morceaux choisis…

 

Extraits de mon livre :

Chapitre 6

            La semaine s’était écoulée sans incident.

Antoine avait toujours un peu de mal à s’endormir, et il remuait beaucoup pendant la nuit mais ils avaient fini par trouver leur marque dans cette maison.

Sophie finit par croire que ses hallucinations étaient dues à l’excitation et la présence de ses invités, qui était, dans son souvenir, bien loin désormais.

            Nicolas était au travail. Elle, cherchait à s’occuper ; mais les tâches ménagères une fois effectuées, elle tournait en rond. Ses recherches professionnelles ne la menaient guère nulle part, non plus. D’ailleurs, ce n’était pas vraiment sa principale préoccupation.

            Dans trois semaines, Antoine reprenait l’école. Un nouveau monde pour lui, comme pour elle. Une nouvelle organisation.

Et que ferait-elle une fois son fils absent ?

            Elle ne préférait pas y penser.

 

            Ils avaient passé l’après-midi à explorer le petit bois derrière la maison. Antoine était aux anges. Il courait en tous sens, sans faire attention aux recommandations de sa mère.

Sophie le suivait, marchant doucement derrière lui, observant ses petits bonds, souriant à ses exclamations de joie.

            Ils étaient enfin rentrés, exténués, Antoine baillant dans les bras de sa mère. Elle l’avait couché et était resté dans sa chambre. Assise dans la chaise à bascule, une livre posé sur ses genoux, elle l’observait.

Il remuait beaucoup. Sophie commençait à s’inquiéter.

            Il avait gémi plusieurs fois, avant de se rendormir, serein. Mais son sommeil était perturbé. Et plus d’une fois, il s’était retourné, agitant ses mains devant lui comme pour repousser des lèvres trop pressantes à l’embrasser.

            Sophie s’inquiétait.

Elle se leva et posa la main sur le front du petit bonhomme endormi. Son front était bouillant.

Elle se dirigea vers la salle de bain à la recherche du thermomètre. Quand Antoine hurla.

            Sophie accourut. Son fils était toujours allongé sur son lit, le corps tendu à l’extrême, arcbouté de douleurs.

            « Antoine… ! » Ses mots s’étaient brisés, morts avant d’avoir pu franchir ses lèvres.

Elle s’approcha de lui et posa la main sur la petite joue. Celle-ci était bouillante.

            « Antoine » elle s’était assise sur le lit, sa tête contre sa poitrine, et lui tapotait la joue. Elle ne parvenait pas à le réveiller.

Elle commençait à paniquer. Dans un soupir, elle ferma les yeux et tenta de se ressaisir. Une autre inspiration et elle ouvrit les yeux. Son regard se posa vers le visage de son fils. Ses paupières frémissaient, sa bouche tremblait.

            Elle le reposa sur le lit et partit lui faire couler un bain, pour faire baisser la fièvre.

            « Maman, au secours. »

            Elle se précipita vers la chambre. Sur le lit, Antoine se tordait. Puis, un son sourd sortit de sa gorge, comme une profonde expiration. Il se redressa subitement et ne bougea plus.

            « Antoine ? » Son cœur bondit dans sa poitrine. Sophie était paralysée.

            Il était immobile. Les yeux fixes, vides.

Sophie s’approcha pour lui caresser les cheveux.

Fantômes et Sorcellerie !!! LES OMBRES 1ère partie

Classé sous FANTÔMES,R.J. Carré-Lapresad,SORCIERES — carrelapresad @ 18 h 12 min

Morceaux choisis…

 

Extraits de mon livre :

 

Chapitre 5

 

             Sophie se réveilla avec le sentiment d’avoir oublié quelque chose d’important.

 

Elle prépara le petit déjeuner d’Antoine et fit du café pour elle et Nicolas. Seulement, elle gardait ce sentiment en elle : l’inquiétude ! Ses souvenirs étaient étouffés par le manque de sommeil.

 

Elle avait mal dormi, et, pendant les courts moments de sommeil, elle savait avoir rêvé. Un rêve étrange. Elle n’arrivait cependant pas à se souvenir. Tout était flou. Ses idées étaient confuses et comme emprisonnées dans les méandres de son cerveau.

 

Cela la perturbait.

 

            « Tu as bien dormi, mon Ange !  Sophie embrassa Antoine qui venait de descendre avec son père.

 

            -Et toi ? demanda Nicolas.

 

            -(Elle se massa la nuque.) J’ai mal dormi… »

 

Elle s’installa à table et, les yeux dans le vague, tourna machinalement sa cuillère dans son mug.

 

            « Ça va ?

 

            -(Elle soupira.) Oh, je suis dans le gaz. J’ai fait un cauchemar… troublant. Enfin, non ! ce qui est troublant, c’est qu’il m’intrigue alors que je ne m’en souviens plus. Je crois me souvenir qu’il se déroulait ici, dans la maison. Seulement, nous n’étions pas en 2011… (Elle prit un moment, les paupières mi-closes). D’ailleurs, je ne pourrais même pas dire si c’était moi… Moi, dans ce rêve.

 

            -Tu as remué beaucoup et tu as marmonné dans ton sommeil, finit par dire Nicolas.

 

            -Ah bon !? et je disais quoi.

 

            -(Il haussa les épaules) J’en sais rien. »

 

Sophie ne poursuivit pas leur conversation. Elle restait à contempler sa tasse de café, désespérant de pouvoir se remémorer son rêve.

 

Nicolas, quant à lui, ne dit rien de son mal-être de cette nuit-là : une présence, comme si on l’avait observé.

 

 

 

 

 

            Une ombre au portail. Elle épiait les habitants.

 

 

 

 

17 mars 2013

Fantômes et Sorcellerie !!!

Classé sous FANTÔMES,R.J. Carré-Lapresad,SORCIERES — carrelapresad @ 21 h 42 min

A propos de Fantômes et de Sorcellerie…

On vient de publier l’un de mes livres : mon premier !!!!

Disponible sur THE BOOK EDITION en version papier et sur AMAZON en version ebook (pour seulement 2,99€)

 

Fantômes et Sorcellerie !!!  dans FANTÔMES ombre_2

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16 mars 2013

Sublimes créatures – le film

Classé sous FANTÔMES,SORCIERES,TWILIGHT — carrelapresad @ 16 h 07 min

Je vais bientôt aller voir ce film. Je n’ai pas lu la série ’16 LUNES’ dont le film s’inspire.

Et vous ? Qu’en avez-vous pensé ? De la série (livres) et du film en lui-même ?
Sublimes créatures - le film dans FANTÔMES index-300x150

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Escapades pour ADULTES – suite et fin

Classé sous R.J. Carré-Lapresad — carrelapresad @ 16 h 00 min

Chapitre 3

            Elle se redressa, amenant les mains masculines vers sa poitrine, que Thomas cajola de ses doigts impatients. La belle s’écarta, se soulevant pour s’extirper de lui. Non, il ne voulait pas qu’ils en finissent, pas déjà ! Pas comme ça ! Il la vit avec bonheur se coucher sur le dos ; les cuisses ouvertes, les seins dressés, elle attira Thomas vers elle, faisant glisser son visage, qu’elle tenait entre ses mains, vers sa vallée brune. Humide de fluide et de sa mouille, sa fleur était rougie par le désir. Excitée par cette odeur caractéristique et le bruit de succion de la langue, elle se cambra et, les mains montant vers sa poitrine, elle se pétrit les seins, sa langue humidifiant ses lèvres haletantes.

La langue de Thomas exerçait une pression si douce, si ferme. Il sentait qu’elle frémissait sous lui. Les jambes bien écartées, elle enfouit la tête du jeune homme plus profondément encore. L’extase montait en elle. Elle frémit, sentant la chaleur se répandre dans son bas-ventre, se diffusant jusqu’au bouton de sa fleur durci, mis au supplice par les coups de langue répétés et délicieux. Elle gémit puis grogna de satisfaction. A bout de souffle, après un moment d’extase pure durant lequel elle se caressa doucement pour faire redescendre son rythme cardiaque, elle l’écarta de lui, se retourna pour s’agenouiller devant lui, lui offrant ses fesses. Elle cambra ses reins, levant sa croupe vers lui et dit :

            « Doucement ! »

            Alors, il obéit, le membre dressé, encore gonflé de désir, explorant cet autre trou offert, pénétrant en elle. Elle gémit. Le feu s’empara de son être, de son ventre.

            « Oui, comme ça, voilà… C’est ça. C’est bon. »

            Thomas se cramponna, plantant ses doigts dans les chairs tendres des fesses rebondies, déversant sa semence entre ses reins. Il poussa un petit cri, haletant, épuisé et serein. Il s’écarta de la brune, basculant sur le côté. Et bientôt s’endormit.

Au petit matin, il se réveilla, seul. Ce fut presque un soulagement. Puis, une idée : avait-il rêvé ? Il tâta la place près de lui, elle était encore chaude, mais sous ses doigts, une substance étrange… Il recula sa main dans un mouvement vif. Il souleva les draps… ce n’était pas ce à quoi il pensait, mais une marque sombre sur les draps, comme une auréole grise, couleur cendre. Il avait peur de comprendre.

Il bondit hors du lit et contempla la silhouette sombre sur les draps blancs. Des images, des détails virent frapper sa mémoire : une odeur âcre, les pans de la jupe ourlés de cendres, une marque étrange dans le cou de la brune presque incandescente… la chaleur de sa peau !

Il secoua la tête comme pour évacuer ces images de son subconscient et se précipita sous la douche.

 

Dans le hall d’entrée, près de la réception, un cadre, l’ancien hôtel, avant l’incendie… sur la photographie, les membres du personnel… et cette femme ! Il frémit…

Il fronça les sourcils et s’approcha de la photographie ; la jeune femme semblait lui sourire, comme elle était belle.

Il sourit : qu’importait ! Il n’avait et ne passerait plus une nuit aussi torride !

 

 

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13 mars 2013

Escapades pour ADULTES – suite

Classé sous FANTÔMES,R.J. Carré-Lapresad — carrelapresad @ 9 h 37 min

Chapitre 2

 

Elle se tourna vers lui, sa bouche s’ouvrit ; elle passa la langue sur ses lèvres, l’attira à elle et fit doucement coulisser la fermeture éclair de son pantalon. Elle se cambra, se frottant langoureusement sur la jambe à présent nue du jeune homme, puis s’agenouilla pour faire descendre le pantalon jusqu’aux chevilles masculines. Sans attendre, elle lui retira son caleçon et, d’une main ferme, elle prit son sexe pour le caresser de bas en haut. Elle entrouvrit les lèvres et avala le fruit rosi par le désir. Par petits coups de langue, elle faisant grossir le feu en lui, juste assez pour le rendre ferme sous ses doigts agiles. Ce bruit de succion le rendait fou, faisant durcir son membre encore un peu plus. Elle suça, lécha goulument le fruit rose et délicat. Puis, sa langue parcourut lentement la veine bleue, remonta vers les douces rondeurs. Elle en prit une entre ses lèvres, puis fit rouler l’autre avec la langue.

            Elle fit assoir le jeune homme en extase sur le lit et le couvrir de baisers. Ses lèvres humides parcoururent son bas-ventre, s’attardèrent sur les tétons et s’arrêtèrent dans sa nuque. Elle se redressa, écarta les cuisses pour le chevaucher et s’empala sur le membre durci et humide de salive et de fluide, l’enfonçant profondément en elle. Il venait de pénétrer en lieu interdit, grotte douce et profonde. Il sentait la chaleur de ses cuisses contre les siennes, aller et venir en un rythme saccadé, lentement d’abord, puis plus rapide.

            Elle bougeait au-dessus de lui, ondulait, caressant son corps, ses doigts effleurant la peau douce de son ventre, remontant vers sa poitrine opulente, se pétrissant les tétons. Elle se mordit la lèvre inférieure et gémit. Elle se pencha sur lui, pressant ses seins ronds sur la poitrine du jeune homme, se cambra pour frotter le petit bouton de sa fleur contre la chaleur du sexe masculin, enserrant ses cuisses nerveuses autour de sa monture. Il aimait sentir son membre en elle, dans le creux moite de cette grotte de délice. Il fit glisser ses mains le long des courbes généreuses et se cramponna à la chair ronde des fesses de la brune. Il lui imprima un rythme lent, faisant onduler ses reins, sentant la fleur se resserrer autour de lui. Il massa délicatement les rondeurs de la croupe.

 

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