Imagine ère

1 mars 2013

R.J. Carré-Lapresad© tous droits réservés

Classé sous R.J. Carré-Lapresad — carrelapresad @ 19 h 37 min

Un blog© consacré à l’imaginaire, aux créatures sombres et fantastiques, où VAMPIRES, FANTÔMES peuplent mes romans, mes dessins.

VAMPIRES, FANTÔMES, LOUP-GAROUS, pourquoi ses créatures fantastiques nous fascinent-elles ? Nous aident-elles à échapper à notre quotidien ? Pénétrons maintenant dans leur univers, au travers d’extraits de mes romans, de dessins, de films que tous (ou presque) ont adorés.

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7 janvier 2016

Extrait Tome 3

Classé sous Tome 3 — carrelapresad @ 14 h 10 min

Voici un petit extrait pour commencer l’année 2016… Tome 3 de ma saga.

Un peu (beaucoup) différent des deux premiers : celui-ci se passe à notre époque, sur fond d’enquête policière avec une critique sous-jacente des médias, de la presse, d’internet, des réseaux-sociaux en général. Bref ! j’espère être à la hauteur de mes ambitions. émoticône tongue
(J’ai terminé le premier jet de ce tome 3 – qui devait être un Oneshot – en 1998. Entre temps, beaucoup de choses se sont passées. Je suis en réécriture mais les remarques, les critiques, les constatations que je faisais à l’époque sont les mêmes qu’aujourd’hui. Bien avant les évènements de CharlieHebdo… )

Bref ! Trêve de digression :

Assis face à la fenêtre de son bureau, Bellay contemplait la ville à ses pieds, illuminée de mille éclats rouges et blancs jusqu’à l’horizon. Plus il y réfléchissait, plus il se disait que les évènements prenaient un drôle de tournant. Il savait par expérience que, si on ne les arrêtait pas, le comportement de certains criminels évoluait. Pourquoi ? Par ennui, pas hardiesse ? 
S’il dressait le profil psychologique de ce type, Bellay aurait pu retenir de lui qu’il était précis, intelligent, mégalo aussi… Méticuleux dans sa mise en scène. Il avait mis en valeur sa dernière victime, prenant soin de nettoyer la plaie, de la coiffer. Artiste ? Il voulait se démarquer, que l’on parle de lui… Le lieu où ils avaient retrouvé le corps, la façon dont il faisait poser sa victime : droite, les bras le long du corps mais la tête penchée, tournée sur le côté, comme s’il voulait que, même dans la mort, sa victime soit humble devant lui… Et cette carte ! 
Bellay ne voulait pas anticiper, mais cela suggérait un changement de comportement.
Jusqu’à maintenant, la presse, les journaux télévisés n’avaient cessé de diffuser les photographies souriantes des jeunes gens disparus. Tous ne parlaient que d’eux. En avait-il eu conscience ?… Certainement, car ce fut rectifié et sa dernière victime en avait payé le prix fort. Violentée, torturée, achevée ! Malmenée jusque dans la mort.
IL avait réussi : on avait parlé de LUI, de son œuvre ! et non de sa victime.
Bellay se demandait jusqu’où ce type pouvait aller. Il n’en savait rien. C’la n’annonçait rien de bon.
Les yeux posés sur la ville frémissante, il désespérait de l’Humanité. Il se sentait impuissant. Tout ce qu’il pouvait faire était de ralentir la course d’un Monde voué à sa perte.

4 janvier 2016

Bonne et heureuse année 2016

Classé sous Non classé — carrelapresad @ 12 h 02 min
Lilith vous souhaite une bonne année.

Lilith vous souhaite une bonne année.

4 novembre 2015

J’ai reçu un mail… Et non des moindres !

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS — carrelapresad @ 9 h 06 min

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27 août 2015

Minuscule petit extrait…

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 11 h 08 min

Un tout petit extrait sur Lilith.

Aah comme j’aime ce personnage. 

* * *

Tapie dans l’ombre de son repaire, la vampire observa sa proie se pencher sur le trou de la serrure et y insérer une clé. Sans lui laisser le temps de pénétrer dans la masure, Lilith sortit de sa cachette et chuchota :

            — Bonsoir.

            Dans un sursaut, la femme se retourna vers l’Egyptienne et écarquilla les yeux devant la nudité de cette dernière.

            — Qui êtes-vous ?

          — Ton pire cauchemar ? (Lilith inclina la tête sur le côté. Elle jubilait. Puis, son visage se figea et elle ajouta d’une voix glaciale.) Et celle par qui tes enfants vont périr. 

12 août 2015

Prochain roman ?

Classé sous R.J. Carré-Lapresad — carrelapresad @ 13 h 59 min

Une légende Réunionnaise, je réfléchis à une histoire autour de ce personnage. 

 

 

http://www.mi-aime-a-ou.com/grand_mere_kalle.php

 

http://www.revedecheval.com/index.php?post/2014/02/16/Connaissez-vous-Grand-m%C3%A8re-Kalle

 

http://secrets-de-la-foret-enchantee.eklablog.com/la-legende-de-gran-mere-kal-a81511268?noajax&mobile=1Gran'mère Kalle

11 août 2015

Extrait en attendant le second tome…

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 14 h 19 min

[...] Jean n’aurait jamais pu concevoir à quel point les hommes étaient dépravés. Outre la boue et le sang, les villages en ruines qu’on avait brûlés, les cadavres des soldats pétrifiés par le froid côtoyaient d’autres corps le long des trottoirs. Des femmes violées et tuées, laissées à l’abandon dans les caniveaux, avec parfois leurs enfants, morts à leur côté, leur petite main encore agrippée à celle de leur mère. Plus d’un avait détourné le regard.

Les chants et les sifflets avaient cessé. Le groupe avait poursuivi son chemin dans le silence jusqu’au point de rapatriement indiqué par les Polonais. Les Américains les y attendaient.

Assis dans la Dodge WC 63[1] débâchée, Jean massa son visage déconfit. Cette vision l’avait choqué plus que l’horreur et l’absurdité des combats. Il était fatigué. Fatigué physiquement et psychologiquement. Ils avaient quitté Oberursel pour Francfort où les alliés les avaient pris en charge et enregistrés. On leur avait distribué un équipement – bien mal adapté à l’hiver – des cigarettes, des rations de denrées, et contre complétude et signature d’un énième document. Ils étaient en route pour la France. Amnéville, puis direction Metz, Reims, Château-Thierry, Drancy, Paris – où il prendrait le train. 590 kilomètres de périple. Il n’en était qu’au début. Il soupira et voulut s’étirer mais l’étroitesse de la cabine l’en empêcha. Ils étaient si nombreux dans le camion, entassés les uns sur les autres, certains debout lorsqu’ils le pouvaient, les autres assis le plus souvent. Le véhicule servait surtout à transporter les estropiés, les amputés, les éclopés, les mutilés comme lui. Cela avait du bon : ils se tenaient chaud. Il avait pourtant besoin de bouger car une démangeaison soudaine le prit. Il tendit la main vers sa jambe engourdie qui tomba dans le vide. Ces satanées douleurs fantômes ! Il maugréait lorsqu’il se rendit compte qu’ils ralentissaient. Pourquoi ?

Coincé entre ses compagnons, il ne parvenait pas à se redresser. Il entendit des cris, des voix en français, en russe et des avertissements en américains. Puis il y eut le crépitement nourri de coups de feu. Dans le camion, tous se regardèrent avec incompréhension. Se méfiant des Soviétiques pour toutes les histoires de vols qu’il avait entendu, Jean voulut sortir de sa cage. Ses yeux se posèrent sur une mitrailleuse. Il s’en empara, attrapa l’un des arceaux qui encadrait le véhicule et s’y hissa pour se mettre debout. Les déflagrations avaient cessé. La tête entre les barreaux de sécurité, il vit des corps étendus sur le sol et reconnut l’uniforme des soldats russes et le costume rayé à l’étoile jaune[2].

Ils avaient repris la route.


[1] Véhicule militaire américain avec six roues motrices

[2] Parfois, les déportés juifs, déplacés des camps concentrationnaires, attendaient des semaines avant d’être rapatriés la plupart du temps par wagons à bestiaux. Certains, las d’attendre, empruntaient des circuits non « officiels » pour rentrer chez eux, et croisaient la route des Alliés. Les plus affaiblis et les plus chanceux, étaient transportés sur des civières, par avion.

6 août 2015

15 minutes de gloire

Un petit article m’a été consacrée.

Pour le moment, mes romans ne sont plus disponibles (je suis à la recherche d’une maison d’édition). L’expérience fut amusante. 

Portrai d'artiste - Copie

10 juillet 2015

En cours d’écriture…

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,Tome 2 Les Amants du Crépuscule,VAMPIRES — carrelapresad @ 10 h 28 min

Je suis en pleine séance d’écriture (une scène d’amour – sexy torride qui se termine dans le sang).

Bref… 

Je ne peux pas écrire sans musique. 

Voici la web-station que j’écoute en ce moment : 

http://play.nrj.fr/nrj/nrj-50-nuances-de-grey.html

Je mettrais un extrait si je le trouve soft.

 

8 juillet 2015

Petit extrait… Tome 2

Classé sous R.J. Carré-Lapresad,ROMANS,Tome 2 Les Amants du Crépuscule,VAMPIRES — carrelapresad @ 11 h 01 min

Le Tome 2 avance bien. J’ai fini un chapitre qui me tenait à coeur – très difficile – alors pour compenser, voici un extrait un peu plus léger. 

 

En maîtresse des lieux, Ilsa flânait dans les couloirs de la grande maison vide, avec l’espoir de se détendre sans y parvenir. Elle savait que le retour de Lilith était imminent et elle ne tenait pas à ce que cette dernière la trouve en train de fouiner dans les pièces interdites. Çà, elle le faisait durant la journée. Enfin, les endroits accessibles, car certaines chambres étaient mises sous clé/verrouillées. La jeune mortelle avait déjà essayé les robes en soie, les parures de pierres précieuses et s’était contemplée pendant des heures, défilant dans la demeure avec son ombre pour seul public. La bâtisse lui appartenait, du moins pour quelques instants furtifs.

Ilsa pénétra dans ses appartements, immaculés comme tout pouvait l’être ici, et s’installa devant le miroir de sa coiffeuse. Le monde tournait dans sa tête : quels étaient les projets de Lilith la concernant ? L’Egyptienne ne lui avait rien promis, elle avait toujours été franche et claire sur ses intentions. Dans trois semaines, elle accoucherait. Qu’adviendrait-il d’elle après ? Ilsa avait peut-être une carte à jouer. Elle ne voulait pas se tromper.

Elle enviait Lilith et l’admirait autant qu’elle la redoutait. Elle avait trouvé en elle une femme forte, un modèle dont elle pourrait s’inspirer. En apparence, son choix de la suivre paraissait étrange et dangereux mais elle était satisfaite. Elle sourit à son reflet et se saisit de la brosse. Elle comptait prendre le meilleur de ce que lui proposerait la démone – si elle faisait abstraction des humiliations et des brimades. Que pouvait-elle espérer de mieux ? Elle s’en était plutôt pas mal sortie : la misère, elle habitait une belle maison, sortie de la crasse, de la peur, des sévices que lui infligeait son oncle. Une belle maison et en sécurité, hygiène. C’était bizarre mais la présence de Lilith ne lui faisait pas peur, ne la laissait pas indifférente. La déesse noire était attirante, avec ses longs cheveux noirs, sa bouche pulpeuse. D’autant que les hommes la répugnaient pour le peu qu’elle ait eu à les côtoyer. Elle grimaça. Le bébé gigotait dans son ventre. Elle haïssait ce petit être qu’elle n’avait pas désiré, mais il était sa porte de sortie, sa planche de salut. Elle en avait honte, tant pis. Elle profitait de sa mésaventure/de ce que la vie lui offrait en opportunités/de son infortune Elle tirait parti de son infortune… grâce à lui, elle était bien traitée. Du moins, pour le moment.

Une porte claqua. Lilith était rentrée et Ilsa comprit qu’elle n’était pas de bonne humeur. Avec un sourire ironique, la jeune femme se précipita vers le salon pour se poster à l’endroit habituel, dans une posture de soumission comme l’exigeait la vampire : à genoux, les fesses posées sur les talons, la tête baissée et les mains bien à plat sur le sol. À cause de son ventre énorme, Ilsa avait de plus en plus de mal à garder cette position. À bout de souffle, elle vit les chaussures de sa maîtresse passer sans s’arrêter, puis faire demi-tour.

– Mets-toi debout !

Ilsa s’exécuta, les yeux toujours baissés.

– Approche.

La future mère obéit ; avec un mélange d’appréhension et d’excitation, elle observa Lilith se mordre le poignet d’où jaillit un filet de sang. L’Egyptienne l’attrapa par les cheveux et la força à basculer sa tête en arrière.

– Bois !

Les yeux rivés à ceux de la démone, elle demanda :

– Vous allez me transformer ?

– Pas encore, pas maintenant. J’ai encore besoin de toi dans ta forme humaine. C’est pour le bébé que je fais ça.

Ilsa ne dit rien, elle se contenta de porter la blessure à ses lèvres et de goûter la substance qui en ruisselait. D’abord âpre sur sa langue, le liquide devint agréable et sucré pour enfin lui tourner la tête et l’enivrer. Elle se dégagea de la poigne de Lilith et suça amoureusement la plaie. Puis, prise d’un élan charnel, elle caressa le long bras blanc, remonta vers le creux de l’épaule et, après un instant d’hésitation, juste un instant, elle lui sourit avant de l’embrasser. Au lieu de la repousser comme Ilsa le pensait, Lilith entrouvrit les lèvres, l’attira plus près et leurs langues s’entremêlèrent dans un torride baiser. 

vampire_kiss

8 juin 2015

Chapitre 17 – Tome 2

Classé sous Tome 2 Les Amants du Crépuscule — carrelapresad @ 16 h 58 min

     La journée était bien avancée. Le ciel clair se parsemait d’étoiles, laissant doucement place à la nuit. Son matériel remballé et déposé dans le coffre de la voiture, Jean-Paul prit un instant pour contempler les astres dans l’espoir qu’elles lui révèlent l’avenir. Il secoua la tête et revint à l’appartement d’un pas lent. Une fois arrivé au dernier étage, il ouvrit la porte et son regard s’attarda sur les silhouettes dissimulées sous les bâches. Il soupira. C’était si dur de perdre des amis. Il ne s’y ferait jamais. Il fallait pourtant qu’il en termine ! 

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